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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:48

Il y a quelque temps, j'ai écrit ce que je pensais des quarante-cinq années de carrière, série en cours, d'une certaine actrice française. Son dernier film sorti lui offre sa fille pour partenaire, et ce que j'en ai vu me fait craindre que les théories sur l'hérédité soient exactes. Côté maternel, bien entendu.

 

towers1Pour ceux qui seraient tentés de me reprocher ma sévérité, je tiens à équilibrer mon propos en évoquant le cas pour moi incompréhensible de Constance Towers, son absolu contraire.                                             

 

Dans Les jeunes filles, Montherlant fait dire au personnage d'Andrée : "J'ai trente  ans, ça y est. L'âge de l'attente est fini, celui de la réalisation commence. Mon âge est celui où, en Amérique, les vedettes de cinéma se suicident, parce qu'elles n'ont plus rien à attendre de la vie". À trente ans, en 1964, Constance Towers n'a tourné que quatre films. Mais attention, pas avec de petits réalisateurs... The horse soldiers et Sergeant Rutledge avec John Ford, Shock corridor et The naked kiss sous la direction de Samuel Fuller. Et puis...et puis rien ou presque, et elle est surtout connue aujourd'hui pour son rôle dans la série télé General hospital. Certes, elle n'est pas seule dans ce cas, mais tout de même...

 

Il faut revoir absolument The naked kiss où, magiquement filmée par un Fuller qui joue avec les lignes, au sens propre du terme, nous montrant le monde comme placé derrière des barreaux, truffant ses plans de verticales et d'horizontales qui towers2nous imposent l'angle droit, elle est une extraordinaire Kelly. On lui demande de jouer tous les sentiments, parfois jusqu'au paroxysme (la violence, l'hystérie) et elle passe de l'un à l'autre avec une aisance fascinante. On ne peut pas ne pas penser à la Gena Rowlands d'Opening night ou de Gloria et bien souvent elle l'annonce. Une telle incarnation aurait dû lui ouvrir grandes les portes d'une carrière où les plus grands se la seraient arrachée. Rien n'est venu...towers3.jpg

 

On parle parfois des couples célèbres. Constance Towers est depuis plus de trente ans mariée à John Gavin, le Sam de Psycho, mais aussi (surtout ?) l'acteur choisi par le génial Douglas Sirk pour Imitation of life et A time to love and a time to die. Ce qui a peut-être donné une descendance intéressante...

 

 

 

 

 

© Franz Muzzano - Septembre 2011. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Tous droits réservés.

 

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Présentation

  • : Les Chroniques de Franz Muzzano
  • : Écrivain, musicien et diplômé d'Histoire de la Musique, j'ai la chance, depuis plus de 40 ans, de fréquenter les salles de concerts et les maisons d'opéras, et souvent aussi leurs coulisses. J'ai pu y rencontrer quantité d'artistes, des plus grands aux plus méconnus. Tous m'ont appris une chose : une passion n'a de valeur que si elle se partage. Partage que je vais tenter de vous transmettre à travers ces chroniques qui relateront les productions que j'ai pu voir ou entendre (l'art lyrique y tenant une grande place). Mais aussi les disques qui ont contribué à me former, tout comme les nouveautés qui me paraîtront marquantes (en bien ou en mal). J'évoquerai aussi certaines grandes figures du passé, que notre époque polluée par les "modes" a parfois totalement oubliées. Je vous proposerai aussi des réflexions sur des aspects plus généraux de la vie musicale. Tout cela dans un grand souci d'impartialité, mais en assumant une subjectivité revendiquée. Certaines chroniques pourront donc donner lieu à des échanges, des débats contradictoires, voire des affrontements qui pourront être virulents. Tant que nous resterons dans la courtoisie, les commentaires sont là pour ça. Et vous êtes les bienvenus pour y trouver matière à vous exprimer. En n'oubliant jamais que la musique n'est rien sans les artistes qui la font vivre et qui nous l'offrent. Car je fais mienne la phrase de Paul Valéry : "Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'artistes. Mais nous avons besoin de gens qui ont besoin d'artistes".
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