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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 23:30

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Il nous faudra donc faire avec l'absence. Se dire que le choc que nous avions tous éprouvé en le voyant monter sur l'estrade de la Philharmonie de Berlin, le 25 janvier 2001, pour y diriger le Requiem de Verdi, cadavérique, ivoirin et translucide à la fois, et qui nous avait tous fait penser qu'il conduisait là son propre convoi funèbre, nous y avait préparé avec près de treize années d'avance. Combien d'entre nous, reconnaissant dans son visage émacié et jauni celui d'un proche parti trop tôt, se sont dit qu'il ne bénéficiait que d'un sursis de quelques mois, voire quelques semaines ? Et pourtant, il avait combattu, avait lutté et était revenu. Peut-être même plus fort qu'avant, parce que plus libre, s'étant déchargé de toute tâche contraignante, pour ne plus s'investir que dans ses propres choix. Mais le mal revenait régulièrement, tel un chant du destin, lui rappeler que l'Abschied était proche. Et je ne peux m'empêcher de penser, en me remémorant ce fameux concert, que treize ans, c'est finalement bien court.

 

Une absence qui va très vite peser, lorsque l'on se rendra vraiment compte de ce que fut Claudio Abbado dans le paysage musical de ces cinquante dernières années. Peut-être, tout simplement, pour la génération qui débuta dans les années 60, le plus grand chef d'orchestre au sens "universel" du mot. Les hiérarchies sont illusoires, évidemment subjectives et de toute façon inutiles, mais le constat est pourtant là : qui pourrait sérieusement lui contester ce statut ? Bien sûr, il y en eut (et il en existe encore) bien d'autres qui nous sont indispensables. Carlos Kleiber, évidemment, mais trop rare et trop ermite, en est le plus bel exemple. Mais aucun n'a su conjuguer à ce point d'excellence l'éclectisme musical (symphonique ou lyrique, stylistique, périodique...), le souci permanent de pédagogie et l'évident désir de partager.

 

Universel parce que bien que né Milanais, il ne fut jamais un chef "Italien" au sens premier du terme, mais plutôt une espèce d'humaniste européen, parfois plus à même de magnifier les partitions de Beethoven, Schubert ou Mahler que certains Kapellmeister s'en prétendant dépositaires. Et ce ne sont pas les épanchements du vérisme qui décidèrent de sa vocation, mais une audition des Nocturnes de Debussy, entendus en concert alors qu'il n'avait que sept ans. Déjà pianiste et organiste, il sut alors qu'il serait chef d'orchestre. Un prix obtenu à Tanglewood aurait pu lui suffire pour commencer une carrière confortable, mais ce terme lui était inconnu. Apprendre, toujours apprendre, jusqu'à se fondre dans l'anonymat en partant étudier à Vienne, sous la direction d'Hans Swarowsky, et à se glisser dans les choeurs avec son ami Zubin Mehta pour chanter les  oeuvres conduites par Bruno Walter, Josef Krips, Hermann Scherchen ou Karl Böhm. Et, surtout, les observer à la fois en répétition et en concert. Il maîtrisait déjà l'estrade et la baguette, il put ainsi peaufiner ce qui sera l'une de ses grandes caractéristiques : le rapport humain avec les autres musiciens, qu'il ne considéra jamais comme asservis à sa seule volonté. S'il admirait les résultats sonores obtenus par Toscanini, qu'il entendit de nombreuses fois travailler, il se plaça d'emblée comme son absolu contraire, marqué à jamais par sa violence dictatoriale lors des répétitions. Claudio Abbado pensa toujours qu'il avait autant à recevoir du moindre musicien "du rang" que d'un soliste renommé, et cette attitude naturelle lui valut l'estime de tous ceux avec qui il travailla. Sauf peut-être avec les Wiener Philharmoniker, où ce fut plus son intransigeance face à la valse des instrumentistes présents dans la fosse de Salzburg (jamais les mêmes deux soirs de suite...) qu'un réel rapport de force qui provoqua le conflit qui le fit partir.

 

Et pourtant, si l'on regarde sa carrière, on se rend compte qu'il eut tout en main pour se croire le maître du monde. Lauréat du prix Mitropoulos de la Philharmonie de New York, assistant de Bernstein, il est très vite invité par Karajan, en 1965, à diriger au Festival de Pâques. Et pas une petite pièce, mais rien moins que la deuxième symphonie de Mahler, au moment où l'on commence à redécouvrir ce compositeur. Tout va alors très vite, et sans temps mort. La Scala l'avait déjà invité, elle le nomme chef permanent en 1968, puis directeur musical en 1971. Le départ du surintendant lui donne les clés de la maison, il va l'habiller à sa façon : allongement de la saison, élargissement et dépoussiérage du répertoire, ouverture des répétitions au public et baisse du prix des places. Tout cela accompagné d'une exigence de qualité comparable à ce que réalisait Sawallisch à Munich. Le résultat de ces années scaligères est dans toutes les mémoires, de nombreuses productions restant légendaires, ayant de plus bénéficié de grands metteurs en scène comme Strehler, Ponnelle ou Tarkovski.

 

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Shirley Verrett, Nicolai Ghiaurov, Claudio Abbado et Piero Cappuccilli après une représentation de Macbeth à la Scala en 1975.

 

 

Il aurait pu se contenter de ce poste, exaltant bien qu'exposé. Mais le grand chef symphoniste qu'il était avait besoin d'une phalange orchestrale à sa mesure. Le London Symphony Orchestra fut un instrument idéal pour lui permettre de s'imposer, de 1979 à 1989, comme le grand chef éclectique latin que l'on attendait, depuis la mort prématurée, à 36 ans,  du si prometteur Guido Cantelli. Un premier cycle Mahler, une célébration remarquée de l'année Webern en 1983, démontrent une palette d'une richesse infinie. Et dans le même temps, après avoir quitté Milan, il devient directeur du Wiener Staatsoper en 1986, ainsi que chef principal du Wiener Philharmoniker. Il se joue, non sans mal, des conservatismes et y fait entrer un répertoire nouveau, qu'il soit contemporain ou tombé dans l'oubli. Voulant goûter aux couleurs particulières des orchestres américains, il trouve encore le temps de se faire inviter régulièrement à Chicago, où il brigue la succession de Solti. Mais le poste revient à Daniel Barenboïm.

 

Milan, Londres, Vienne...La cinquantaine venue, il a déjà un parcours exceptionnel. Ce parcours va devenir unique, seulement comparable à celui d'un autre, celui du dieu autoproclamé de la direction d'orchestre, qui justement disparaît en 1989. Qui peut succéder à Karajan, qui a forgé le Berliner Philharmoniker à son image, en a fait sa "chose" à un point tel que seul un clone semblerait en mesure de s'adapter ? Lorin Maazel est sûr de lui, il a déjà convoqué la presse. Abbado est tellement persuadé qu'il n'a pas le profil que la veille de la proclamation du nom de l'heureux élu, il est en discussion avec le New York Philharmonic. Oui mais voilà, ce sont les musiciens qui votent, et aujourd'hui, Maazel en pleure encore. Le siècle aura donné cinq chefs à Berlin, dont les noms sont gravés dans l'Histoire de la musique : Arthur Nikisch, Wilhelm Furtwaengler, Sergiu Celibidache, Herbert von Karajan et...Claudio Abbado.

 

Durant ses années berlinoises, il va être l'absolu contraire de Karajan. En guise d'orchestre, on lui offre le luxe absolu, un son reconnaissable entre tous sculpté par son prédécesseur pour, trop souvent, porter la seule beauté formelle à des hauteurs insoupçonnées, privilégiant le parfait vernis adapté au numérique qui était apparu peu de temps avant. Avec pour résultat que Bach sonnait comme Beethoven, qui sonnait comme Schumann, qui sonnait comme Debussy, qui sonnait comme Richard Strauss, qui sonnait comme Berg. Phénoménale machine à jouer (et à enregistrer), mais qui avait perdu son âme et son rôle de messager des compositeurs. Abbado, très vite, va tout bouleverser. Il revient aux sources des oeuvres, prend en compte certains apports de la révolution des "baroqueux", recherche la clarté et la précision sans jamais oublier l'indispensable rubato, rajeunit l'effectif et ne craint pas de l'alléger quand cela est nécessaire. Les musiciens, dans leur grande majorité, n'attendaient que cela et l'avaient élu pour toutes ces raisons, lui, l'Italien, qui pour son programme inaugural avait choisi Schubert, Rihm et Mahler !

 

La maladie l'obligea à mettre fin à toutes fonctions permanentes. Mais, revenu sur l'estrade après avoir (provisoirement...) gagné un nouveau combat, il décida de se ménager tout en se faisant plaisir. C'est ainsi qu'il fit renaître de ses cendres en 2003 l'orchestre du Festival de Lucerne, que Toscanini avait créé en 1938, et qui n'existait plus depuis 1993. Et si le Berliner était une Rolls-Royce, cet ensemble formé pour quelques étés fut une pièce unique propre à faire rêver tous les chefs passés, présents et à venir. Composé de volontaires issus des orchestres qu'il avait dirigés, on y trouvait aussi, inclus dans le rang et dans le plus total anonymat, les membres du Quatuor Alban Berg, ceux du Quatuor Hagen, les frères Capuçon, Natalia Gutman au violoncelle, Emmanuel Pahud à la flûte ou Sabine Meyer à la clarinette. Certains d'entre eux n'avaient plus joué dans un orchestre depuis leurs années de conservatoire. Mais tous oubliaient qui ils étaient pour communier avec lui.

 

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Festival de Lucerne, 2011.

 

Communier...Le verbe semble être le mieux adapté à ce que fut l'ensemble de la carrière de Claudio Abbado. Refusant catégoriquement d'être appelé "Maestro", lui qui aurait très bien pu se conduire en autocrate privilégia toujours le dialogue, à la différence d'un Karajan, ou même d'un Muti qui lui succéda à la Scala. Échanges avec les solistes, sur scène ou en concert, et échanges avec ses musiciens d'orchestre furent son quotidien. Et si, en cas de désaccord, son point de vue l'emportait la plupart du temps, la raison en est simple : il se référait calmement au texte original qui demeurait sa bible (pas forcément les manuscrits d'ailleurs, mais souvent les premières éditions revues de la main-même des compositeurs). Parfois, il pouvait, lors des répétitions, se montrer déconcertant, ne travaillant que des bribes des oeuvres programmées. Mais tout s'éclairait les soirs de concerts où il démontrait que sa méthode reposait sur la confiance qu'il avait dans les musiciens qu'il emmenait en voyage (et avec de tels orchestres, comment ne pas avoir confiance ?), en les regardant toujours dans les yeux. Cette force du regard et du sourire combinés explique le fait qu'il dirigeait par coeur, bien plus que la seule envie de mettre en avant sa phénoménale mémoire.

 

Communier, et transmettre. Comme s'il s'était senti "passeur", il a toujours privilégié l'enseignement, que ce soit celui de la musique de chambre à ses débuts, ou plus tard l'accompagnement et le lancement de jeunes chefs inconnus, à qui il n'hésita pas à confier plus d'une fois la "machine" berlinoise. Transmettre à ses jeunes collègues, mais aussi à tous ceux vers qui la musique n'allait pas. Les concerts donnés dans les usines et les prisons italiennes, avec son frère d'arme Maurizio Pollini, étaient une évidence pour lui. Comme de baisser le prix des places à la Scala, l'utilisation de la petite salle de la Philharmonie de Berlin, ou les répétitions ouvertes. Ou bien encore comme de créer de toutes pièces des orchestres tout neufs, composés de jeunes musiciens en formation (avec tout de même une sélection très rude). Ainsi naquirent l'Orchestre des jeunes de l'Union Européenne, l'Orchestre des jeunes Gustav Mahler ou encore l'Orchestre de chambre d'Europe. En 2004, il fonda à Bologne le Mozart Orchestra, petit ensemble destiné à la musique baroque et aux premiers "classiques", dont l'intendante annonça il y a quelques semaines que les concerts prévus étaient annulés, et que l'activité de l'orchestre était suspendue pour une durée indéterminée. Annonce qui sonnait comme un faire-part...

 

Nous n'entendrons donc jamais la suite du somptueux cycle Brahms entamé à Lucerne à l'été 2013. Et nous n'avons plus que les disques, et pour certains les souvenirs. Comme une troisième symphonie de Mahler au Théâtre des Champs-Élysées en 1981 avec le London Symphony Orchestra, ou un premier concerto et une troisième symphonie de Brahms à Pleyel en 1993, avec Pollini et le Berliner Philharmoniker. Inoubliables...

 

La discographie de Claudio Abbado est riche, et il est plus que probable qu'elle sera bientôt enrichie par des bandes radio et des enregistrements publics non encore publiés. Je n'ai, pour ma part, jamais entendu une oeuvre dirigée par lui que j'aurai qualifiée de "ratée". On trouvera dans tous ses témoignages un moment de pure magie, et si tout n'est pas indispensable, les pépites sont nombreuses.

 

Il faut tout de même noter une curiosité, pour un chef italien. On cherchera en vain, du moins en édition officielle, des opéras d'autres compositeurs que Verdi ou Rossini. Rien de Puccini, rien des "véristes" et, sauf erreur de ma part, rien des précurseurs de Verdi que furent Bellini ou Donizetti. Et chez Verdi même, nulle Traviata, nul Rigoletto, nul Trovatore, nulle Forza...Bien entendu, il a dirigé ces ouvrages durant ses années milanaises, et plus probablement avant, mais il n'a pas éprouvé le besoin de les immortaliser (on peut se passer de l'Otello live de Turin, le trio Cura/Frittoli/Raimondi n'étant pas inoubliable...). De même, de Richard Strauss, seule une Elektra viennoise semble disponible. Et pourtant, on rêverait d'un Rosenkavalier à comparer à celui de Kleiber, ou d'une Salome.

Il dut attendre assez longtemps pour aborder Wagner à la scène, et malheureusement sans les distributions auxquelles il aurait pu prétendre. Et il ne tomba pas dans le piège qui engloutit beaucoup de ses collègues : rêver un impossible Ring...

 

Mais le reste, tout le reste ou presque, est à écouter. Ses Verdi des années Scala sont au pire passionnants (Aida...mais pas pour le rôle-titre), au mieux exceptionnels (Macbeth, Boccanegra). Plusieurs Requiem miraculeux (pas celui de janvier 2001, entaché d'un quatuor assez terne). Participant à la renaissance d'un Rossini enfin correctement chanté dès la fin des années 70, il poussera cet élan jusqu'au point culminant du Viaggio a Reims en 1984 à Pesaro. Avant de faire exploser un public viennois pourtant au départ incrédule dans cette même oeuvre en 1988.

 

Il Viaggio a Reims - Vienne, janvier 1988. (Rideau final et bis).

 

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Extraordinaire interprète de la musique russe, il laisse un Boris flamboyant, des Tchaikovsky allégés de tout pathos superflu et, surtout peut-être, des enregistrements de Prokofiev hallucinants de clarté, de violence parfois, et d'une précision qui ne tombe jamais dans le clinique. Les comparaisons sont d'ailleurs intéressantes entre les différentes versions, par exemple de la première symphonie dite "Classique". Son opinion sur le métronome y prend tout son sens, surtout dans l'enregistrement londonien de 1971, dans lequel il s'attache plus aux rapports entre les tempi qu'au respect strict des indications. Réenregistrée en 1990 avec l'Orchestre de chambre d'Europe (couplée avec Pierre et le loup conté par Charles Aznavour !), elle y perdra un peu de son charme.

 

Prokofiev : Symphonie n° 1 - London Symphony Orchestra. (1971).

 

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Schubert, Mendelssohn, Beethoven, Bruckner doivent être écoutés, souvent repris en fonction des orchestres, ce qui permet de se faire une idée de son évolution. Mais c'est peut-être avec Mahler qu'il donna les plus belles preuves de son génie, en particulier durant les dernières années, au festival de Lucerne. La deuxième symphonie arrache des larmes...

 

Mahler : Symphonie n° 2 (Finale) - Festival de Lucerne 2003.

 

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Dans les concertos, il ne se comportait jamais en accompagnateur, mais en complice. Avec Pollini, bien sûr, mais aussi Serkin ou Pires. Et, évidemment, la grande Martha Argerich, rencontrée en 1955 alors qu'il faisait un stage de piano, et avec qui il grava un fantastique concerto de Ravel.

 

Ravel : Concerto en sol majeur - Martha Argerich - Berliner Philharmoniker. (+ Gaspard de la nuit) (1967).

 

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Les plus jeunes d'entre nous ont peut-être tout ou presque à découvrir de cet immense artiste. Ceux qui, comme moi, se sont formés musicalement en lisant les catalogues des maisons de disques au début des années 70, et se sont sentis "accompagnés" par lui depuis toujours peuvent aujourd'hui mesurer, en considérant les postes qu'il occupa, la richesse et l'éclectisme de son répertoire, son aisance à la fois dans la fosse et sur l'estrade, et sa capacité permanente à offrir et à partager, la réelle place qu'il a occupée dans la vie musicale. Oui, peut-être bien tout simplement la plus grande durant toutes ces années. Addio, caro Claudio...

 

© Franz Muzzano - Janvier 2014. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Tous droits réservés.

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Published by Franz Muzzano - dans L'hommage de Franz
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commentaires

Opéra au cinema 07/05/2014 14:32

Merci pour nous avoir fait découvrir cet artiste!

Présentation

  • : Les Chroniques de Franz Muzzano
  • : Écrivain, musicien et diplômé d'Histoire de la Musique, j'ai la chance, depuis plus de 40 ans, de fréquenter les salles de concerts et les maisons d'opéras, et souvent aussi leurs coulisses. J'ai pu y rencontrer quantité d'artistes, des plus grands aux plus méconnus. Tous m'ont appris une chose : une passion n'a de valeur que si elle se partage. Partage que je vais tenter de vous transmettre à travers ces chroniques qui relateront les productions que j'ai pu voir ou entendre (l'art lyrique y tenant une grande place). Mais aussi les disques qui ont contribué à me former, tout comme les nouveautés qui me paraîtront marquantes (en bien ou en mal). J'évoquerai aussi certaines grandes figures du passé, que notre époque polluée par les "modes" a parfois totalement oubliées. Je vous proposerai aussi des réflexions sur des aspects plus généraux de la vie musicale. Tout cela dans un grand souci d'impartialité, mais en assumant une subjectivité revendiquée. Certaines chroniques pourront donc donner lieu à des échanges, des débats contradictoires, voire des affrontements qui pourront être virulents. Tant que nous resterons dans la courtoisie, les commentaires sont là pour ça. Et vous êtes les bienvenus pour y trouver matière à vous exprimer. En n'oubliant jamais que la musique n'est rien sans les artistes qui la font vivre et qui nous l'offrent. Car je fais mienne la phrase de Paul Valéry : "Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'artistes. Mais nous avons besoin de gens qui ont besoin d'artistes".
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