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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 01:18
Anna Netrebko - Verismo - Au-delà des attentes.

Il nous faut peut-être commencer par oublier le mot "Vérisme". Adapté à une certaine littérature transalpine proche du "Réalisme" français, on le décline en musique pour à peu près tout et n'importe quoi. Pour faire simple et aller vite, tout ce que l'opéra italien a produit après Verdi serait "vériste". S'il ne s'agit que de transposer à la scène des situations du quotidien, sans convoquer des légendes, des héros, des vengeances ancestrales ou des dieux, alors Traviata est vériste. Et pourquoi pas Cosi fan tutte. Si l'on ne se fonde que sur la seule ligne de chant, excluant la vocalise et privilégiant des tessitures centrales, alors Wagner fut vériste. Et si l'on ne veut représenter que des situations contemporaines, alors adieu Andréa Chénier, Adriana Lecouvreur, Tosca et même Manon Lescaut. Peut-être vaut-il mieux considérer qu'il existe une très simple continuité dans l'Histoire de l'Opéra italien, que les créateurs des ouvrages de Verdi avaient été nourris au bel canto romantique, et que ceux de Puccini, Cilea ou Giordano en furent les héritiers. Angelica Pandolfini, créatrice d'Adriana aux côtés de Caruso et de De Luca, chantait Marguerite de Faust, Violetta, Sieglinde ou Desdemona. Quant à Haricléa Darclée, première Tosca, première Wally ou première Iris, elle se fit connaître en remplaçant Adelina Patti dans Roméo et Juliette. Les exemples seraient trop nombreux pour démontrer qu'il n'existe pas de "chant vériste", sauf à considérer qu'un cri toutes les trois notes et un sanglot en conclusion de chaque phrase en seraient les signatures. Elles le furent, certes, mais pour les médiocres chanteurs dépassés par les tessitures verdiennes et ignorant la notion de ligne de chant. Une époque imposa le hurlando senza legato et une idée fausse se répandit. Fortissimo, quasi parlando fut pour quelques-uns la devise du malcanto. Ils sont oubliés, nombre de vrais artistes ayant très vite compris comment sublimer toutes les beautés, parfois cachées, de ces ouvrages.

L'évolution de la carrière d'Anna Netrebko est un modèle d'intelligence (certains diront de prudence...). Couvée par Gergiev, qui répète à l'envi qu'il n'a jamais vu quelqu'un travailler autant, elle a avancé sagement, sans brûler les étapes. De Mozart et du bel canto romantique, elle est venue aux rôles plus lyriques en les choisissant avec une grande sagesse, pour des triomphes prévisibles (Leonora du Trovatore) ou plus inattendus (Lady Macbeth). Mais on cherchera vainement des grands rôles dits "véristes" dans sa galerie de personnages, si l'on excepte Musetta puis Mimi dans La Bohème. Jusqu'à sa prise de rôle toute récente dans Manon Lescaut à Rome, préparée et choyée par Muti en personne. Ce disque propose un florilège d'airs célèbres, sans grande surprise, et n'annonce pas obligatoirement des incarnations scéniques à venir. Mais un programme connu, parsemé de "tubes", ne veut pas forcément non plus dire un "récital de plus donné par une grande artiste". À l'évidence, Anna s'est fait plaisir. Et le résultat est tout simplement superbe, parfois même exceptionnel. La pochette, volontairement kitchissime, est à prendre au second degré. Comme elle le dit elle-même, Je chante un répertoire fou, j'aime les choses folles et...je suis folle ! En surface, elle s'amuse à surfer sur la vague de la redécouverte des excentricités de Florence Foster-Jenkins. Mais une fois le disque inséré dans le lecteur, une fois entré dans la profondeur de ce qu'elle nous propose, le déguisement disparaît pour faire place à la voix. Et là...

S'il fallait émettre une infime réserve sur l'ensemble du programme qu'elle nous offre, elle concernerait le choix d'avoir enregistré les airs de Liu. La voix s'est considérablement élargie, depuis quelques années, posée sur un socle assurant des graves magnifiques sans que l'aigu ne perde de sa richesse. Mais on peut préférer petite esclave plus fragile, avec un timbre plus éthéré dans Signore, ascolta !, même si le legato est fabuleux et le phrasé somptueux, avec un juste sens de l'appui sur les mots essentiels (cammino, l'ombra d'un sorriso). Et le pianissimo final sur Pietà ! aurait probablement été naguère plus diaphane. Tu che di gel sei cinta possède les mêmes qualités de ligne, lui aussi chanté sur un tempo très retenu, la même simplicité dans le discours, ne soulignant que de rares passages (di quest'aurora), mais la voix ne peut perdre une certaine "autorité", qui fait aujourd'hui partie de son essence, autorité qui, même dans le cri rentré de son agonie, convient, à mon avis, difficilement à Liu. Mais encore une fois, cette réserve est infime et n'est ici émise que pour encore mieux saluer la quasi perfection de tout le reste.

Le hasard n'a pas sa place dans ce récital. Commencer par Ecco, respiro appena...Io son l'umile ancella d'Adriana Lecouvreur n'est rien d'autre que la confession de ce qui va suivre. "Ecce ancilla domini", une Annonciation. Je ne suis qu'un instrument, la voix me fut donnée comme tel, et le chant comme vecteur. J'ai mission de répandre dans vos coeurs l'accent de la poésie et les échos du drame humain. Avec pour seule exigence la fidélité. Et tout est résumé dans ce premier air. Longueur de la phrase, legato d'école, texte dégusté qui semble venir de nulle part (Ecco, respiro murmuré sur le tapis de l'orchestre), phrases tout droit issues du bel canto (Io la diffondo ai cor), incursions dans un grave posé mais nullement écrasé (Vassallo della man) et perfection dans la gestion des passages de registres colorés d'un nuancier infini (Un soffio è la mia voce, che al novo di morrà...). Le miel doré de la voix qui nous était bien connu est toujours là, mais la dorure s'est patinée, s'est ambrée, a pris du corps. Introduction qui ne peut qu'imposer la suite.

La mamma morta est un premier "tube", mais coule ici comme à la fois une évidence et comme quelque chose de "jamais entendu", le sens premier d'inouï. Tout simplement parce qu'un simple regard à la partition permet de se rendre compte qu'Anna respecte à la lettre les indications demandées par Giordano. Ainsi, l'alternance triolets de croches et pulsation binaire "anime" le coeur de Madeleine, et la précision a rigore di tempo sur Voce piena d'armonia prend tout son sens, quand elle est suivie par le premier enflammement de E dice : Vivi ancora ! Un coeur qui palpite avec et grâce à l'agogique qu'offre un compositeur que cette simple aria suffirait à classer parmi les plus grands, une femme qui au début raconte et finit par prendre feu. Son interprétation dégage une charge qui va de l'émotionnel à l'érotique, de La mamma morta m'hanno alla porta della stanza mia, bouleversant, au Io son l'amore, io son l'amor, l'amor' terminal auquel nul homme normalement constitué ne saurait résister. Et bien entendu, elle se joue de la tessiture meurtrière de cet air, balançant littéralement un si forte fait de chair et de sang.

Un bel di vedremo est conçu comme un rêve qui ne s'éveille qu'à la toute fin, sur un autre aigu radieux. Pour une fois, le tempo est un peu plus allant, comme si elle ne voulait pas nous dire "Je chante Butterfly", mais plutôt "Je me mets dans la peau de Cio-Cio-San". Rien n'est enflé, surligné, elle est dans l'introspection, retrouvant presque une voix de petite fille pour Chi sarà ? chi sarà ? E come sarà giunto. Che dirà ? che dirà ? Chiamerà Butterfly dalla lontana, avant d'à nouveau prendre feu pour la fin de l'aria, comme si l'espérance succédait au rêve.

"Verismo" ? Alors, Pagliacci (Quel rôle pour Netrebko dans Cavalleria ?), puisqu'elle a choisi de ne pas fouiner dans les raretés. Petite respiration avec Qual fiamma avea nel guardo...où elle cherche à alléger le plus possible son timbre, en en gardant toute la consistance. Quelques trilles parfaitement donnés amènent la seconde partie où on la voit danser, jusqu'aux e van ! jubilatoires.

Un des sommets de ce disque est peut-être atteint avec l'un des airs que l'on attendait le moins. Enfin, plutôt l'un des ouvrages. La Wally n'est guère donnée, et il fallait être à Monte-Carlo en janvier dernier, ou à Genève en juin 2014 pour l'entendre dans son intégralité. Mais voilà, on y trouve Ebben ? Ne andro lontana, rendu plus que célèbre par le film Diva. Reconnaissons que cet air est souvent prétexte à compléter un récital...Mais là, Netrebko en montre toute la grandeur, et ce dès la première note...que l'on n'entend pas ! Je mets au défi, à la première écoute, quiconque de la distinguer tant Anna fond sa voix dans le son de la flûte. Et ensuite, elle laisse couler le chant, sans le moindre effet, sans qu'une syllabe ne soit accentuée. Leçon absolue de legato, de simplicité, de nuances intelligemment placées. Et pour une fois, on n'a pas besoin d'attendre le climax de l'aigu conclusif pour frissonner (mais cela dit, quel aigu...). Presque pensé comme une mélodie, l'air rend tout son sens au texte, et sonne comme une redécouverte.

"Vériste", le Mefistofele d'Arrigo Boito ? Certes non...De par sa création en 1868, déjà, il apparaît "hors cadre". Et l'écritude de l'aria L'altra notte in fondo al mare doit beaucoup au bel canto romantique. Alors que fait-il là ? Et si Anna avait tout simplement décidé de l'intégrer pour prouver que cette notion de "vérisme" n'est qu'une illusion, et que l'essentiel est d'abord de chanter, que ce soit du Boito ou du Leoncavallo ? Elle se dit "folle", alors elle assume, offrant cet air qui aurait pu (mélodiquement parlant) être composé en 1830, avec ses vocalises, ses ornements, son sfumato même, pour montrer la filiation qu'il peut y avoir avec les autres oeuvres à partir du moment où l'on se comporte en "chanteur", c'est-à-dire en musicien. Écoutez la perfection du passage Come il passero del bosco vola, vola, vola via. Ah! Pietà di me ! intervenant après une partie introductive à la tessiture assassine, dont elle semble se rire. Cette façon de "dire" addormentata, ce chant piano, ce vibrato sublimement maîtrisé (que l'on retrouve, d'ailleurs, dans toutes les pièces). Moment d'anthologie, autre sommet du disque.

"Vériste", La Gioconda ? Mêmes causes, mêmes effets et je pense mêmes raisons d'être intégrée dans ce projet. Suicidio ! est ici chanté de façon très sobre, sans emphase, avec même une attaque plus "douce" que ce que l'on a l'habitude d'entendre. Là encore, priorité est donnée à la ligne de chant, avec toujours une gestion des registres exceptionnelle.

Retour aux tubes, avec un Vissi d'arte que l'on croirait sorti du chant d'un flûtiste issu de l'école Marcel Moyse, tant le legato est parfait, tant la ligne est sans rupture, tant tout sonne "simple". Les mots sont là, oui, et leur place sur la ligne mélodique suffit à leur donner tout leur sens. Nul besoin d'appuyer, tout est dit.

"Je suis folle", dit-elle ? Alors elle nous réserve une surprise en se lançant dans In questa reggia. Bien entendu, nous sommes en studio et bien entendu, il n'est pas question pour elle d'interpréter Turandot tout de suite. Mais même si l'on sait que les ingénieurs du son peuvent tout ou presque, le résultat est assez sidérant. La Princesse est là, altière, plus femme que bloc de glace, balance ses phrases avec une insolence dont on ne la pensait pas capable. Là encore, le phrasé est somptueux, la voix n'accuse pas la moindre dureté, et les aigus sont projetés sans effort apparent. D'après ses dires, ce serait le passage qui aurait demandé le moins de prises, et qui lui aurait posé le moins de soucis. Il faut, je pense, comprendre par "soucis" sa volonté d'offrir pour les autres airs la quintessence de ses qualités vocales actuelles, voire plus. Et si elle s'était tout simplement amusée en disant "tiens, si on ajoutait ça ?". Pour le plaisir, et pour se voir rejoindre par Yusif Eyvazov (qu'il serait de bon ton de ne plus appeler Monsieur Netrebko...) pour le finale. Tout simplement pour le plaisir. Et si c'est cela, ce fut une idée lumineuse. "Folle", peut-être, mais en aucun cas stupide.

Et, enfin, Manon Lescaut, le seul de tous ces ouvrages qu'elle a donc, à ce jour, interprété à la scène. Avec Muti à Rome en février dernier, puis à Vienne et Salzburg avec Marco Armiliato. Pas un seul instant le doute n'est permis : elle EST Manon, dans toutes ses composantes. Le présent disque offre tout d'abord un exceptionnel In quelle trine morbide, vocalement somptueux et où, là encore, chaque mot est dégusté (A una carezza voluttuosa !!!!). La voix se fait par moment mutine mais on sent la douleur, le dégoût même, dans toutes les phrases adressées à Lescaut. 

Et l'offrande suprême est donnée avec l'intégralité du dernier acte de cette même oeuvre. Son apogée, bien entendu, en est le Sola... perduta, abbandonata..., ici chanté dans un tempo très retenu, permettant à Manon d'offrir un moment à la limite du soutenable tant elle "vit" chaque phrase, tant elle "laisse voir" son délire naissant sans que nous ayons besoin de l'image. Des passages comme Tutto dunque è finito. Terra di pace mi sembrava questa...ou Asil di pace ora la tomba invoco...ne peuvent laisser les yeux secs qu'aux amputés du coeur. Mais ce choix de donner tout l'acte permet de déplorer toute son agonie, et toute la force d'Amour qu'elle trouve encore en elle pour un Des Grieux désespéré. Yusif Eyvazov surprendra tous ceux qui ne voient en lui qu'un ténor de seconde zone, ne devant sa notoriété qu'à celle qui partage sa vie. Il n'est certes pas le chanteur le plus fin, le plus prolixe en nuances du paysage lyrique actuel mais tout de même, que de progrès en peu de temps ! Souvenons-nous de son Manrico parisien. Dépassé dans les deux premiers actes, il parvenait, après une Pira glorieuse, à assurer la fin du III et à donner un IV superbe. L'exact inverse du malheureux Alvarez, qui s'effondrait avec Ah ! Si, ben mio...pour ne plus se relever. Ici, en studio, il trouve de très beaux accents, toujours dans la sobriété, pour être beaucoup plus qu'un simple faire-valoir. Et cette fin de Manon Lescaut nous laisse, aussi grâce à lui mais, bien évidemment, par ce que nous donne Netrebko, au bord des larmes.

Quand on peut chanter Manon ainsi à la scène, on peut, Turandot et peut être Minnie mises à part, chanter tout Puccini. Ce n'est pas dans les projets immédiats d'Anna, qui parle d'Aida, d'Ariadne, d'Amelia, de Leonora dans La Forza, et de reprendre Violetta. Malgré son essai réussi à Dresde, Elsa à Bayreuth ne serait plus d'actualité pour 2018, tout comme elle semble avoir renoncé à Norma. Mais quelque chose me dit qu'elle s'amuse peut-être aussi à truffer ses interviews de fausses pistes...

Pour un tel projet, il fallait être deux. Et Antonio Pappano prouve à chaque production qu'il est peut-être l'un des plus grands chefs lyriques actuels, si ce n'est le plus grand. Ce n'est pas un accompagnement qu'il offre, c'est un véritable partenariat, un vrai duo. Il faut écouter comment il fait sonner les forces de l’Accademia Nazionale Di Santa Cecilia en fonction des couleurs choisies par la cantatrice. Il faut se délecter des introductions (Chénier !! Mefistofele !!!), des nuances, des respirations toujours en phase avec Anna. Et admirer comment, ensemble, ils ont réussi à tenir de cette façon des tempi souvent très retenus, sans jamais être lents. De sa part, un vrai travail d'orfèvre pour un écrin au bijou qu'il a côtoyé.

Le 28 juin dernier, Anna Netrebko annonçait que pour elle, les sessions d'enregistrement étaient terminées. Ce qui signifie que moins de deux mois ont été suffisants pour que tout soit bouclé, et envoyé sous presse. Pour un tel projet, c'est peu, et cela prouve la densité du travail effectué à Rome. Et le joyau est là. Parce que si certains évoquaient un produit marketing, beaucoup attendaient un beau disque, voire un grand disque. Pour dire la vérité, en sachant très bien l'ensemble des possibilités qu'offrent les studios et la qualité des preneurs de son et des directeurs artistiques, "Verismo" n'est ni un beau, ni un grand disque. C'est un disque exceptionnel, qui fera date et vers lequel on reviendra très, très souvent. En rêvant d'entendre certaines de ces merveilles en salle...

1 CD Deutsche Grammophon/Universal 00289 479 5015.

 

Sortie le 2 septembre 2016.

 

© Franz Muzzano - Septembre 2016. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Tous droits réservés. 

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commentaires

Aria 28/09/2016 19:31

la qualité de chante d'Anna n'est plus a démontrer, j'en suis fan, les pleins et les déliés. Mais là je trouve qu'elle est un peu trop sur les graves, et qu'elle en joue volontairement.

Franz Muzzano 29/09/2016 00:57

Bonsoir Aria. Je pense que la voix s'est tout simplement élargie, sans rien perdre de son aisance dans l'aigu. Voir pour cela Mefistofele ou Paglacci. Elle est maintenant "posée" sur un grave superbe, à mon sens, qui sied bien à ce répertoire.

mpr 03/09/2016 17:14

superbe commentaire.. et tu sais combien j'aime Anna !

ciabrini 02/09/2016 08:01

Ce n'est plus la peine de le souligner ton commentaire est superbe, précis et complet. Je l'ai reçu hier et un peu survolé je vais le réécouter. Comme toi surprit par les Airs de Liu. je ne trouve pas la prise de son terrible. a revoir au calme

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  • : Les Chroniques de Franz Muzzano
  • : Écrivain, musicien et diplômé d'Histoire de la Musique, j'ai la chance, depuis plus de 40 ans, de fréquenter les salles de concerts et les maisons d'opéras, et souvent aussi leurs coulisses. J'ai pu y rencontrer quantité d'artistes, des plus grands aux plus méconnus. Tous m'ont appris une chose : une passion n'a de valeur que si elle se partage. Partage que je vais tenter de vous transmettre à travers ces chroniques qui relateront les productions que j'ai pu voir ou entendre (l'art lyrique y tenant une grande place). Mais aussi les disques qui ont contribué à me former, tout comme les nouveautés qui me paraîtront marquantes (en bien ou en mal). J'évoquerai aussi certaines grandes figures du passé, que notre époque polluée par les "modes" a parfois totalement oubliées. Je vous proposerai aussi des réflexions sur des aspects plus généraux de la vie musicale. Tout cela dans un grand souci d'impartialité, mais en assumant une subjectivité revendiquée. Certaines chroniques pourront donc donner lieu à des échanges, des débats contradictoires, voire des affrontements qui pourront être virulents. Tant que nous resterons dans la courtoisie, les commentaires sont là pour ça. Et vous êtes les bienvenus pour y trouver matière à vous exprimer. En n'oubliant jamais que la musique n'est rien sans les artistes qui la font vivre et qui nous l'offrent. Car je fais mienne la phrase de Paul Valéry : "Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'artistes. Mais nous avons besoin de gens qui ont besoin d'artistes".
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