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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 00:23
Ariadne auf Naxos au TCE - Les femmes sans ombre.

Ariane endormie - Vatican, Musée Pio-Clementino - Copie romaine du IIème siècle après J.C., d'après un original hellénistique du IIIème ou IIème siècle avant J.C. (Pergame ou Rhodes).

 

Belles révélations, confirmations "in situ" de valeurs sûres, et constat du bien-fondé de certaines craintes, voilà ce qu'aura offert cette magnifique version du chef d'oeuvre de Strauss, souvent donné à Paris, mais rarement de façon si (presque) parfaite.

Tout d'abord, une question devait se poser. Le théâtre dans le théâtre pouvait-il se passer du "théâtre", en d'autres termes un ouvrage si scéniquement "animé" (sauf pour le duo "opératique", par essence statique) pouvait-il tenir en version de concert ? À l'évidence oui pour cette équipe-là, tant chacun a cherché à faire vivre son personnage, et ce même si pour deux d'entre eux, et non des moindres, l'obligatoire posture interdisant le véritable jeu d'acteur a pu par moment montrer ses limites. Mais a contrario, l'auditeur est amené à se concentrer plus que de coutume sur ce qu'il se passe à l'orchestre. Et là, plus de deux heures de bonheur lui sont proposées.

Si certains avaient encore des doutes concernant les qualités de Kirill Petrenko, ils ne peuvent qu'être dissipés après une telle prestation. Rarement le choix de Strauss d'un orchestre réduit, chambriste, aura semblé aussi justifié. Tout est distillé dans un souci de clarté, d'articulation, de dialogue avec les chanteurs, de travail sur les alliances de timbres permanent. Et la relance est perpétuelle, la direction très analytique ne nuisant jamais au flux du discours. Aucune hésitation n'est permise, le sauveur du Ring de ces dernières années à Bayreuth n'est pas le futur chef des Berliner Philharmoniker par hasard, loin s'en faut. Et les musiciens du Bayerisches Staatsorchester se comportent avec lui comme un ensemble de solistes au service de l'oeuvre, réagissant à la moindre intention. Une pure splendeur sonore sur laquelle il devient presque simple de chanter.

 

Et pour ce qui est de chanter, le moins que l'on puisse dire est que le plateau se surpasse. S'il fallait démontrer les bienfaits de la notion de troupe, une telle soirée serait amplement suffisante. À l'exception des quatre rôles principaux, tous sont en effet membres du Bayerische Staatsoper, et c'est un véritable ensemble que nous entendons, dans lequel chacun semble connaître l'autre par coeur. Oui, certaines voix sont encore peut-être un peu vertes, mais quelle fraîcheur dans chaque intervention ! Même Johannes Klama, dans le rôle parlé du Majordome, semble fredonner ses répliques, avec juste ce qu'il faut de "théâtre" dans la diction. Aucun "petit" rôle n'est sacrifié, à l'image du Laquais de Christian Rieger, du Brighella de Matthew Grills, du Maître de ballet de Kevin Conners, de l'Arlequin (certes un peu léger, mais touchant) d'Elliott Madore, du Scaramouche de Dean Power, du Truffaldino de Tareq Nazmi, jusqu'aux épisodiques Officier et Perruquier de Petr Nekoranec et John Carpenter. Et le superbe Maître de musique campé par Markus Eiche confirme qu'il est un magnifique baryton, ce que l'on savait déjà. Le trio féminin montre lui aussi les bienfaits d'un travail d'équipe, en ne faisant qu'un seul instrument des voix d'Eri Nakamura en Naïade, Okka von der Dammerau en Dryade et, peut-être un rien en-dessous, Anna Virovlansky en Echo. Vertus de la troupe, pas un déséquilibre, pas le moindre décalage, un véritable ensemble vocal.

 

Quelle est la voix du Komponist ? Créé (dans la version de 1916) par Lotte Lehmann, accaparé après-guerre par Seefried ou Jurinac (toutes ayant travaillé avec Strauss), on serait en droit de répondre : clairement soprano. Oui, mais l'écriture en est si "intermédiaire" que les mezzos s'en sont emparé, à l'image de Troyanos, Baltsa, Fassbaender ou Von Otter. Des typologies vocales plus "hybrides" y ont peut-être trouvé la juste tonalité, à l'image de Waltraud Meier à ses débuts ou de Sophie Koch aujourd'hui, et surtout de celle qui reste pour moi la référence absolue de ces trente dernières années, la regrettée Trudeliese Schmidt. C'est peut-être de cette dernière qu'Alice Coote est la plus proche dans le timbre, et aussi dans une certaine approche "caractérielle" du rôle, privilégiant la colère du créateur trahi aux élans romantiques qui seraient ceux d'un Ottavian, par exemple. Oui, le Komponist d'Alice Coote est fou furieux. Oui, il laisse de côté une certaine part de rêve, d'idéalisme, mais mon Dieu quel engagement et, dans cette optique, quelle incarnation ! Pure mezzo spécialiste des rôles de travestis (elle a enregistré ce qui doit être la seule version "1912", malheureusement en anglais), elle atteint peut-être avec ce personnage sa limite vocale actuelle, voire s'y heurte parfois (un ou deux aigus difficiles, lui provoquant une microseconde de panique...vite surmontée). Certains l'ont qualifiée de "mégère", ce qui est n'avoir rien compris à cette fureur, à cette fougue permanente qui est celle du créateur jouant sa propre vie sur une seule oeuvre. Et oui, depuis Trudeliese Schmidt, je n'avais jamais entendu un tel engagement quasi suicidaire, jusqu'à l'ultime Ich durfte es nicht erlauben ! Du durftest mir nicht erlauben ! Wer hieß dich mich zerren, mich ! in diese Welt hinein ? Laß mich erfrieren, verhungern, versteinen in der meinigen! et son parfum de mort annoncée. Fantastique Alice Coote, qui aura bien entendu ses détracteurs (les amoureux du "beau son"...), mais qui a fait souffler la tempête bien plus loin que l'Avenue Montaigne. Il est fort probable qu'avec une "vraie" mise en scène, ce finale aurait atteint des sommets que les limites d'un plateau nu l'ont empêchée de gravir.

Celui qui fera des réserves concernant la Zerbinetta de Brenda Rae devra immédiatement consulter, tant sa performance a tenu de la démonstration. Certes un peu timide au prologue, mais ce n'est pas vraiment là qu'elle est attendue, sa grande scène fut à l'inverse une pure merveille d'aisance, de maîtrise, de précision avec une apparence de facilité telle que je me suis demandé si son air n'était pas transposé. Mais non, les suraigus sont là, colorés et "dans la phrase", comme un dialogue avec la flûte, ainsi que les subtiles oppositions legato/staccato demandées par Strauss. Parfaite alternative à Mosuc, et qui peut prétendre avoir entendu ce passage chanté ainsi depuis les grandes années Gruberova ? Pas grand monde je pense, en tout cas pas avec une certaine dont la plus belle initiative fut de mettre un terme, je l'espère définitif, à une carrière qui la vit caricaturer ce rôle...entre autres. Ah, si pour Brenda Rae aussi, il y avait eu une mise en scène !

Mais la grande révélation de la soirée fut pour beaucoup la magistrale incarnation du rôle-titre offerte par Amber Wagner. Venue à la rescousse de cette production suite au désistement d'Anja Harteros, elle s'annonçait pour certains comme une Ariadne "par défaut". C'était oublier un peu vite qu'elle fut lauréate en 2007 du Metropolitan Opera Councils Auditions et qu'elle a déjà fait ses preuves en Senta, Elsa, Elisabeth, Sieglinde, Amelia, les deux Leonora verdiennes à Chicago, San Francisco ou Frankfurt et dans cette même Ariadne il y a quelques semaines à Minneapolis. Faisant preuve de retenue au début de l'acte "opératique", avec un Ein schönes war...un peu timide, probablement dû à l'enjeu de n'être que "la remplaçante de...", elle s'est libérée avec un Es gibt ein Reich superbe de ligne, de couleur et de projection. Comme rassurée, elle a dès lors laissé sortir une voix gigantesque mais parfaitement contrôlée, n'excluant pas les nuances, contrairement à ce qui a pu être dit. Et dégustant le texte avec une diction digne de ses partenaires germaniques (Du wirst mich befreien, mir selber mich geben, dies lastende Leben, du nimmst es von mir. An dich werd ich mich ganz verlieren, bei dir wird Ariadne sein !). Il semblerait que cette qualité de prononciation n'ait pas été ressentie par d'autres spectateurs, en fonction de leur emplacement dans la salle, mais j'affirme que de là où je me trouvais, j'aurais pu prendre ses phrases en dictée. Il faut avouer que la voix est d'une telle ampleur, d'une telle richesse que l'acoustique particulière du Théâtre des Champs-Élysées a pu lui provoquer une réverbération excessive gênante pour certaines places...Si les directeurs des grandes maisons européennes n'ont pas les réactions détestables de certains quant à son physique, on l'espère très vite de ce côté de l'Atlantique pour quelques Walküre, Ballo, Lohengrin et autres Forza...

Mais il ne faut pas se voiler la face, une grande partie du public s'était déplacée pour entendre le dieu vivant proclamé de l'art lyrique, "la" référence absolue dans tout et presque aussi dans ce qu'il ne chante pas, avec la certitude d'un triomphe annoncé. Le présentoir du hall ne proposait d'ailleurs que des disques de la star. Jonas Kaufmann débutait donc une saison parisienne, cette année très riche, en Bacchus après une série de Radames. C'est peu dire que je l'attendais impatiemment, restant très perplexe quant à ses dernières prestations (je ne parle pas d'Aida que je n'ai pas entendu, mais de son Don José dont j'ai pu dire toutes les réserves qu'il m'avait provoquées, et de son Florestan à Salzburg, idéalement apparié à la mise en scène de Guth, mais vocalement à des années-lumière de ce qu'il en offrait naguère). Et malheureusement, je suis bien obligé de constater qu'une nouvelle fois ma déception fut grande. Non, sa prestation n'a pas éclipsé celle de ses partenaires, et de très loin, et en bonnes straussiennes, Ariadne, Zerbinetta et le Komponist furent bien des "femmes sans ombre".

Depuis son Parsifal au Met en avril 2013, et Florestan excepté, Kaufmann n'a pas chanté un seul rôle en langue allemande (je place à part les récitals et autres soirées de Lieder). Il s'est concentré sur l'opéra italien et français, avec bonheur jusqu'au Chénier londonien de janvier dernier. Mais depuis, j'ai déjà pu dire tous les doutes que je nourrissais quant à son émission, son abus des pianissimi érigés en système, ses aigus de plus en plus durcis et son timbre qui perdait peu à peu sa richesse harmonique (quand on se remémore son Parsifal, son Werther ou son Alvaro, la comparaison se fait cruelle). Bacchus est un rôle bref mais exigeant, sans pour autant être insurmontable, plus spectaculaire que réellement terrifiant. Idéal, donc, pour se rendre compte de l'état réel de sa voix aujourd'hui. Et le constat est sans appel, cet instrument qui était sublime il y a encore un an a perdu beaucoup de ce qui faisait son côté "unique". Certes, l'entrée sur Circe, kannst du mich hören ? donnée du fond de la scène, derrière l'orchestre, est impressionnante. Projetée, magnifiquement timbrée, bref parfaite. Mais dès qu'il rejoint Ariadne, les failles apparaissent. Que l'on ne me dise pas qu'Amber Wagner l'a entraîné vers des excès de décibels,  elle a comme je l'ai dit proposé toute une palette de nuances et de toutes façons, ce genre de défi ne lui posait il y a encore peu de temps aucun problème. Non, tout simplement les difficultés que j'avais pu ressentir chez lui précédemment se sont montrées ce lundi soir dans toute leur cruelle réalité, avec ces aigus forcés et claironnés, ces trop nombreuses fins de phrases avalées, ce timbre ayant perdu une grande partie de sa richesse. Et ce n'est pas un pianissimo non-écrit par Strauss, ajouté pour bien marquer la signature, qui permit d'arranger les choses, car pour une fois lui aussi sonna détimbré, allant se perdre au fond de la gorge. Ce qui devait arriver arriva, la fin du duo fut un calvaire pour lui, craquant même sa dernière phrase, accident qu'il avait toujours réussi à éviter, même dans le duo de Fidelio à Salzburg où il avait sauvé les meubles de justesse.

Que l'on me comprenne bien. Tout arrive, même aux plus grands. Un chanteur n'est pas une machine, tous ont connu ou connaîtront de mauvaises soirées. Mais ce qui me semble grave dans son cas précis est que les signaux d'alertes étaient nombreux, et je ne peux pas croire un seul instant qu'il ne s'en soit pas rendu compte. Le calendrier démentiel qu'il s'est imposé ces derniers mois (et il ne pouvait probablement pas faire autrement) n'explique pas tout. Il y a, c'est une évidence, un problème grave qu'il doit résoudre. Problème qui peut être physique, mais qui est plus probablement le fruit des limites d'une technique vocale qu'il s'est inventée, et qu'il a merveilleusement maîtrisée durant des années, nous donnant des incarnations inoubliables. Mais il est bon de rappeler que cette voix, aussi sublime qu'elle ait pu être, n'est pas sa voix "viscéralement" naturelle. Lui seul a pu la dompter durant plus de dix ans (et malheureusement certains de ses collègues commencent à chercher à le copier, au risque de détruire leur propre instrument, mais c'est là un autre problème), mais il n'est pas illogique qu'au bout d'un certain temps le corps dise "non, ça suffit". Par chance, et sauf erreur, son agenda des mois à venir semble (relativement) plus léger et devrait lui permettre un salutaire repos. Qui pourrait aboutir à une remise en question de certains choix, pour que nous retrouvions l'exceptionnel musicien que nous avons tous admiré, moi le premier. Il faudrait aussi, pour cela, que les media du monde entier arrêtent de le présenter comme "le meilleur", "l'unique", voire "le seul". Et que ses fans inconditionnels admettent que quelque chose est en train de se briser. Déjà, certains d'entre eux, à l'issue du concert, ne cachaient pas leurs craintes en plus de leur déception. Puissent-ils convaincre leurs semblables d'arrêter de le pousser vers une impasse. À l'applaudimètre de ce 12 octobre, il reçut certes sa part, mais loin, très loin derrière le trio magistral formé par Alice Coote (après le Prologue), Brenda Rae (déjà gratifiée d'une interminable ovation justifiée à l'issue de sa scène) et surtout Amber Wagner, la grande révélation de la soirée. Sans oublier bien entendu Kirill Petrenko mais pour lui, ce n'est qu'un début.

 

© Franz Muzzano - Octobre 2015. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Tous droits réservés.

 

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Published by Franz Muzzano - dans Opéra : L'oreille de Franz
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commentaires

bertrand simon 22/12/2015 17:42

Globalement d'accord avec votre jugement sur cette Ariadne, j'ai goûté comme vous les qualités d'Amber Wagner (dont je venais d'entendre le Trouvère de Chicago), Rae en effet transcendante surclasse les autres bonnes Zerbinettes actuelles . Je suis plus réservé sur Coote à l'aigu au forceps et dont la caractérisation du coup était lourde et wagnérienne . Et puis, même avec un physique difficile, pourquoi ne pas se présenter en homme comme l'avait fait Hanna Schwarz lors d'un Rosenkavalier au TCE dans les années 80 ? Pour Kaufmann on a pu éventuellement subodorer une très légère fatigue due à un calendrier trop chargé mais, hormis l'aigu final non craqué mais stoppé net (Seiffert à Munich a lui raté 2 fois cette même note), sa prestation a été pour moi au niveau de Salzburg 2012 . C'est vrai que sa technique est fabriquée (c'est souvent le cas des plus grands) mais je la crois très sûre et l'homme est trop intelligent pour ne pas savoir négocier son évolution vers ses prochains rôles .

Bertrand Ferrier 19/11/2015 13:23

Malheureusement, je suis assez d'accord avec vous, Mr Franz. Quoi que je ne maîtrise pas - aussi bien que les pratiquants passionnés dans votre genre - les subtilités de l'art (avec apostrophe) lyrique, je retrouve quelques impressions que le kiffeur de vibes non expert que je suis exprima (http://www.bertrandferrier.fr/?p=5363). Même si j'aurais été un brin moins sec avec JK, hardi que vous êtes...

Franz Muzzano 19/11/2015 13:35

J'eusse aimé être en effet moins sec avec Jonas, mais il semblerait que les annulations ayant suivi cette prestation (3 récitals Puccini, 2 Carmen à Londres...) confirment mon impression d'un très sérieux problème. Un très gros doute plane quant à sa participation dans la Damnation à Bastille en décembre. Et arrête de te dévaloriser comme une pucelle rougissante, tes articles sont excellents (Tchin !).

MACHADO Marie-Laure 17/10/2015 19:41

Heureusement que vous êtes là pour défendre les excellentes chanteuses, comme Amber Wagner ou encore Angela Meade, qui ont un physique dit "difficile" ! Mais ne pensez-vous pas que le "problème Kaufmann" vient surtout d'un programme trop chargé, plus que de problèmes techniques aussi graves que vous ne les décrivez ? Merci pour ce compte-rendu !

Franz Muzzano 17/10/2015 20:42

Je pense que c'est un ensemble de facteurs. Agenda 2014/2015 surchargé (il sortait de Radames pour ce concert et enchaînait deux jours après sur une série de récitals Puccini...), c'est une évidence. Mais tout est signé plusieurs années avant, il faut 'assurer', c'est aussi une question financière qu'il ne faut pas négliger. Ses engagements à venir semblent lui laisser un peu plus de repos...Nous verrons.

mpr 15/10/2015 18:14

La déification est mauvaise ...Je souhaite qu'il en redescende un peu....A part çà la soirée était bonne et c'etait le propos !!!

ci 15/10/2015 08:55

Superbe article. Tout a fait d'accord sur tout... sauf sur JK. C'est toute l'émission qui est a revoir s'il en est temps et surtout s'il le désire. Tout est forcé, on dit volontiers "cravaté" Il ne fait pas 3 notes de suite dans le même trou. Tôt ou tard la nature se venge.

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  • : Les Chroniques de Franz Muzzano
  • : Écrivain, musicien et diplômé d'Histoire de la Musique, j'ai la chance, depuis plus de 40 ans, de fréquenter les salles de concerts et les maisons d'opéras, et souvent aussi leurs coulisses. J'ai pu y rencontrer quantité d'artistes, des plus grands aux plus méconnus. Tous m'ont appris une chose : une passion n'a de valeur que si elle se partage. Partage que je vais tenter de vous transmettre à travers ces chroniques qui relateront les productions que j'ai pu voir ou entendre (l'art lyrique y tenant une grande place). Mais aussi les disques qui ont contribué à me former, tout comme les nouveautés qui me paraîtront marquantes (en bien ou en mal). J'évoquerai aussi certaines grandes figures du passé, que notre époque polluée par les "modes" a parfois totalement oubliées. Je vous proposerai aussi des réflexions sur des aspects plus généraux de la vie musicale. Tout cela dans un grand souci d'impartialité, mais en assumant une subjectivité revendiquée. Certaines chroniques pourront donc donner lieu à des échanges, des débats contradictoires, voire des affrontements qui pourront être virulents. Tant que nous resterons dans la courtoisie, les commentaires sont là pour ça. Et vous êtes les bienvenus pour y trouver matière à vous exprimer. En n'oubliant jamais que la musique n'est rien sans les artistes qui la font vivre et qui nous l'offrent. Car je fais mienne la phrase de Paul Valéry : "Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'artistes. Mais nous avons besoin de gens qui ont besoin d'artistes".
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