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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 23:44
Il Trovatore à Orange - È d'ogni re maggior...

Acte IV - Hui He, Roberto Alagna.

 

 

Avec toutes ses imperfections, ses failles, ses multiples éléments sources de discordes et d'affrontements sans fin sur les divers forums, ce Trovatore restera comme l'une des plus belles soirées génératrices d'émotions de ces dernières années. Tout simplement parce que l'on a pu assister à la démonstration de ce qu'est un véritable travail d'équipe, ce qui relève de l'exploit dans une telle oeuvre. Il est très aisé, quand on se retrouve distribué dans l'un des quatre rôles principaux, de chercher à briller plus que l'autre, de vouloir tirer la couverture à soi. Et dans des conditions météorologiques qui étaient loin d'être optimales, c'est un ensemble et non une addition d'individualités qui est parvenu à  célébrer Verdi, avant toute autre chose.

Tout et son contraire a été dit sur l'aspect purement musical de ces représentations. Il ne me paraît pas utile de revenir en détail sur les choix de tempo de Bertrand de Billy, conduisant paradoxalement les grandes masses avec une belle autorité mais se trouvant parfois incapable de caler certains ensembles. Ou bien négligeant des détails orchestraux essentiels (le chant du hautbois lors du récit d'Azucena, insuffisamment plaintif). Pour ne rien dire de son écoute du plateau, laissant souvent le chanteur bien seul (malheureuse Hui He dépassée par ses cabalettes...). Ni de louer la performance de George Petean, magnifique Luna qui mériterait une tout autre carrière tant le timbre et la ligne sont somptueux, véritable baryton-Verdi comme on en trouve sur les doigts d'une seule main (même si son aigu ajouté dans Il balen del suo sorriso, pour sompteux qu'il soit, n'est pas forcément du meilleur goût...). Il ne me semble pas non plus fondamental de disserter sur le fait de savoir si Marie-Nicole Lemieux est à sa place en Azucena : elle chante et empoigne le rôle avec une énergie telle et une si forte présence qu'on en oublie qu'elle y est plus "rossinienne" que "verdienne" dans les passages ornés (toujours ces échelles staccato, qui me gênaient déjà à Salzburg). Pas non plus indispensable de souligner les limites de Hui He, dotée d'un matériau énorme qu'elle a bien du mal à canaliser, et trop souvent fâchée avec la justesse. Mais, malgré tout cela, elle parvient à être réellement émouvante dans un rôle qui, techniquement, la dépasse. Et encore moins nécessaire d'entrer dans les polémiques concernant le Manrico d'Alagna. Réduire ce personnage à la seule Pira, c'est insulter Verdi. Gloser sur la transposition d'un demi-ton du dit passage, c'est oublier que le grand Corelli toujours pris en exemple ne l'a jamais chanté "dans le ton" à la scène, c'est feindre de ne pas se souvenir que ces fameuses notes n'ont jamais été écrites par le compositeur, mais sont une "tradition" qu'il a acceptée. Accessoirement, c'est aussi gommer de son esprit que le diapason à Rome en 1853 n'était pas celui d'aujourd'hui. J'ai lu qu'Alagna ne devrait plus chanter ce rôle "parce qu'il est un ténor lyrique et non un lyrico-spinto". Outre le fait que cette dernière affirmation pour le moins définitive reste à démontrer, il serait bon de se souvenir que la "typologie vocale" lyrico-spinto n'existait pas du temps de Verdi, et que le rôle fut créé par Baucardé, un Arturo des Puritani ou un Duca, et pensé pour Mirate, créateur de ce même Duca. Maintenant, que Roberto Alagna ait été contraint d'aller chercher très loin certains aigus dans la première partie de la soirée du 4 août est une réalité, de même que son aigu final de la fameuse Pira fut atteint mais non tenu ce même soir, après avoir été quelque peu avalé lors de la première. Cela doit-il faire oublier le reste, tout le reste ? Un Deserto sulla terra magistral donné derrière le mur, et en alternant cour et jardin ? Des ensembles superbement menés, un Ah si ben mio nous ramenant aux sources du bel canto (avec son terrifiant récitatif, le plus tendu de tous les grands airs que Verdi ait écrit pour un ténor), culminant sur une mezza voce (et une seule...judicieusement placée) sur traffito tout simplement sublime ? Doit-on envoyer aux oubliettes un parfait Miserere et, surtout, un finale magnifique culminant sur ce qui sont peut-être les deux plus belles phrases de l'ouvrage, Ha quest'infame l'amor venduto...Venduto un core che mi giurò ! tellement annonciatrices des ouvrages à venir ? Ne se souvenir que de la seule Pira (en omettant au passage les ornements marcato parfaitement réalisés, car non, ce ne sont pas des trilles, et pour une fois le juste intervalle si complexe sur o teco almeno, qu'il est à ma connaissance le seul à respecter aujourd'hui) parce qu'on n'a pas entendu un "si" interminable est confondre musique et performance sportive. Et si j'ai commencé cet article en louant le travail d'équipe, un seul exemple devrait suffire pour justifier ce point. Verdi était un parfait connaisseur des chanteurs et de leurs besoins, il savait très bien où et quand placer telle ou telle difficulté. Tout le monde s'accordera pour dire que la Pira est la cabalette d'Ah si ben mio. Et justement, il a inséré entre les deux un court duo entonné par Leonora, qui est supposé laisser à Manrico quelques minutes d'un (relatif) repos. La première soirée vit Hui He attaquer cette séquence trop bas, et Alagna se battit (en vain) pour remonter le diapason. Il y laissa tout son relâchement avant la concentration nécessaire à une Pira sereine, on connaît la suite. Le 4 août, comme par hasard, elle se contenta de murmurer ses phrases, qui du coup sortirent justes, permettant à Alagna de souffler un peu. Et bizarrement "l'obstacle" de la cabalette fut franchi sans encombre. Cela s'appelle l'écoute mutuelle, et pour Hui He, un bel exemple d'oubli de soi. Alors oui, on peut toujours rêver quatuor plus équilibré (Netrebko, Harteros ou Radvanovsky sont ailleurs...ou trop chères), Ferrando moins prosaïque (encore que Nicolas Testé n'a pas démérité, si simplement Bertrand de Billy lui avait offert un tempo plus retenu, il aurait pu chanter ses ornements et placer ses aigus plus confortablement). Mais ce Trovatore a réussi à captiver et à émouvoir jusqu'aux plus réticents à l'art lyrique, et la raison n'en est pas que musicale.

 

Il Trovatore à Orange - È d'ogni re maggior...

Acte IV - Marie-Nicole Lemieux, Roberto Alagna.

 

Je posais il y a peu la question de savoir "comment mettre en scène à Orange". Dans une certaine mesure, Charles Roubaud y apporte une réponse. Pas par son décor, certes agréable à l'oeil et agrémenté des éclairages toujours superbes de Jacques Rouveyrollis, mais qui a un défaut majeur et, j'ose le dire, criminel (et incompréhensible pour un tel connaisseur des lieux). Comment peut-on oser couvrir ce fameux mur, ce mur qui "fait" l'acoustique d'Orange ? Ami des chanteurs, surtout quand les pierres sont sèches, il devient un terrible poids quand on se permet de le masquer. Certaines difficultés vocales ne sont pas à chercher plus loin, les artistes ne s'entendant tout simplement pas, qui plus est quand ils doivent composer avec la distance, Roubaud usant de toute la largeur et de toute la profondeur du plateau. Une charte devrait être signée par chaque metteur en scène oeuvrant sous le bras d'Auguste : interdiction de toucher au mur !

Là où Charles Roubaud a réussi quand d'autres avaient échoué ces dernières années à rendre vivantes une intrigue et des passions, c'est dans la gestion des masses (superbe procession des religieuses, mise en place des soldats ou des gitans) et surtout dans la direction d'acteurs.

Encore qu'il soit impossible de discerner la part qui lui revient dans ce domaine précis de celle apportée par les artistes eux-mêmes. Hui He est statique, le rôle peut être conçu ainsi (à l'inverse de ce qu'offrait Netrebko, où elle menait le jeu), et il est bien difficile de l'imaginer autrement que figée. George Petean, en revanche, tenant ici très nettement le rôle du "méchant" (là encore, en opposition radicale avec la production de Salzburg) gagnerait à s'impliquer plus, à ne pas compter que sur sa seule voix. Mais le drame, et la passion, on les trouve exprimés dans le jeu de Lemieux et d'Alagna.

Charles Roubaud a clairement dit qu'il plaçait Azucena au centre de l'action. Marie-Nicole Lemieux n'a plus chanté la gitane depuis sa prise de rôle à Salzburg l'an passé, et l'a voulue plus "sorcière", moins "maternelle". En fait, elle est les deux, mais devient une "mère sorcière". Son seul objectif est la vengeance, et elle utilise Manrico pour cela. Tout dans son jeu est tourné vers ce but, jusqu'à l'excès peut-être, mais il ne faut jamais oublier qu'elle ne joue pas pour les caméras. Elle est une torche en attente d'embrasement, embrasement qui n'intervient qu'avec l'ultime Sei vendicata, o madre ! digne d'une Ortrud.

Mais le théâtre chanté, avec ses multiples nuances, c'est du côté de Manrico que l'on va le trouver. Le personnage pourrait être abordé de façon très simple, un amoureux face à un rival, qui veut venger celle qu'il pense être sa mère. Mais Roberto Alagna y trouve matière à composer un personnage beaucoup plus complexe. Un Manrico mal à l'aise, qui semble deviner dès le début qu'il n'est pas ce qu'on lui raconte. Et de fait, qu'il n'est à sa place nulle part. Il ne se sent pas gitan, quelque chose en lui "vibre" différemment, dès la scène du camp. Quand Azucena raconte l'histoire du bûcher, il ne joue pas la terreur tout simplement parce qu'il la connaît. Soit il l'a entendue des dizaines de fois, soit il la pressent. Comme il a pressenti à l'acte I que quelque chose le liait à Luna. D'où son absence d'agressivité, sa volonté de "composer", son refus de répondre à la violence des mots par celle de l'épée. Certes, l'amour qu'il porte à Leonora lui importe plus que de répliquer par le duel mais, au fond de lui-même, il n'est pas non plus à son aise auprès de la Dame d'honneur de la Princesse d'Aragon. Tout le jeu d'Alagna dans l'ouvrage va marquer ce tiraillement et cette difficulté à se situer, ni noble (mérite-t-il Leonora ?) ni membre d'un clan de gitans (comme s'il avait la "conscience inconsciente" de sa lignée). Et de fait, il ne peut haïr personne, pas même Luna, et se trouve confronté à un choix qu'il sait ne pouvoir tenir, et dont surtout il connaît l'issue. Les moments de colère sont rares (seulement au II, quand Azucena se fait plus précise, et c'est une simple chaise qui en fait les frais). Toute la clé de la vision qu'Alagna a de Manrico se trouve peut-être dans ce duo avec la gitane, et il faut observer son jeu très attentivement pour s'apercevoir que Sì, lo giuro, questa lama scenderà dell'empio in cor vient après un sourire où se mêlent regrets, dépit et refus. Il laisse parler sa "mère", et sa seule et unique façon de la calmer est d'aller dans son sens. À ce moment précis, il se sait perdu, quoi qu'il puisse faire. Et au  III, mère ou pas mère "de sang", il se devra de la sauver, même si le temps d'Ah si ben mio il a pu croire qu'une issue heureuse serait possible. Et ensuite, inutile de lutter...

Et l'on se rend compte alors, quand on trouve le chemin de cette interprétation, que tous les rôles chantés par Alagna récemment ont la même constante. Ils sont construits (ou lui les construit) sur le dilemme. Rodrigue, évidemment, en est le paradigme, cornélien par essence. Lancelot, dans son rapport avec Arthus. Werther, pour ses ruptures entre vouloir-vivre et pulsions suicidaires assumées. Et même Otello, qu'il voyait comme "déplacé", comme trahissant sa propre race. Et justement, Alagna excelle dans la composition de personnages tiraillés entre deux mondes que tout oppose. Ce qu'il proposera d'Éléazar, voire de Vasco de Gama cette saison lui donnera des occasions supplémentaires de mettre en avant son travail en profondeur sur la dualité. En souhaitant que le metteur en scène du Lohengrin programmé à Bayreuth en 2018 ne l'entraîne pas dans un délire onaniste dans lequel une telle recherche serait noyée...

Mais en attendant, ses adieux (provisoires ?) au Théâtre Antique l'auront vu offrir, à mon sens, sa prestation la plus fouillée dans ce lieu depuis longtemps, la plus aboutie scéniquement parlant, la plus intelligente dans sa construction. Dans un écrin musical qui, s'il n'était pas parfait, offrit tout de même des moments magiques, de ceux où les quelques défauts d'un soir sont balayés au profit des seules qualités d'un tout. Où l'on oublierait presque que Leonora chante bien souvent trop bas, parce que les minutes qui suivent nous emportent à des hauteurs que quelques commas ne sauraient altérer. Ah, si ce mur sacré avait pu rester nu...

 

 

© Franz Muzzano - Août 2015. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Tous droits réservés.

 

 

 

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Published by Franz Muzzano - dans Opéra : L'oreille de Franz
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commentaires

Lv 16/10/2015 15:18

Je ne suis pas d'accord avec votre séverite sur j kaufmann et surtoit pas quant à son interpréyation de dom josé, et je ne suis pas la seule,il a été acclamé er salué par les critiques

Franz Muzzano 16/10/2015 17:48

Qu'il soit salué par les critiques est une chose, que je me sente alors tenu de suivre le mouvement en est une autre. Maintenant, c'est votre opinion qui m'importe, et elle est légitime. Mais ce commentaire concernait plus Carmen que Le Trouvère, non ? :)

poulain irene 15/08/2015 19:15

Je n'ai malheureusement pas les connaissances musicales aussi fortes que ce Monsieur mais ce que j'ai pu retenir de cette soirée est merveilleux , le travail de tous ces chanteurs qui ont su donner le meilleur d'eux même , un enchantement extraordinaire , face aux difficultés de l'endroit et c'est vrai que l'on peut toujours critiquer , ce qui compte je crois c'était de voir les visages émerveillés du public oui cefut un combat rude mais une gloire au dessus de tout ce que l'on pouvait espérer Je dis un grand bravo , J'admire Roberto mais j'admire aussi cette superbe équipe !!!!!! Merci à tous ceux qui nous donnent encore tant de bonheur IRENE POULAIN

MACHADO Marie-Laure 13/08/2015 00:31

Merci pour ce compte-rendu qui rend justice au très beau TROVATORE des Chorégies d’Orange 2015 ! C’est vraiment décevant de lire autant de bêtises dans les commentaires au sujet de cette production, aussi bien concernant les chanteurs que le reste…

mpr 12/08/2015 14:36

cela me donne envie de voir en entier ....Quelle envolée !!!

mallet 12/08/2015 11:48

vous faites rever avec de tels commentaires mais je pense que c'est surtout vous qui revez; mais pourquoi pas....

Franz Muzzano 20/08/2015 18:59

Mon Dieu quelle énergie, et surtout quel sens de la mesure, quelle parfaite maîtrise de la nuance ! Je vous faisais simplement remarquer qu'il me semblait difficile pour vous de juger un spectacle que vous vous targuiez de n'avoir ni vu, ni entendu. Et ce sous le seul prétexte que vous aviez en mémoire des Trovatore inoubliables. C'est tout.
N'oubliez pas vos pilules, vous allez finir par m'inquiéter.

MALLET 20/08/2015 13:38

Ces jugements à l'emporte-piece ne vous honorent pas!!!!Eh oui j'ai quelques années de plus que vous mais je me garde bien d'emettre des commentaires soit dans une revue soit dans un blog personnel. Si vous voulez lire et connaitre des comptes rendus d'opéra par un véritable critique allez sur le blog du WANDERER et je pense que là vous y trouverez matière à reflexion....Ce que je viens de lire de votre part me laisse pantois et je trouve que cela ressemble aux commentaires(?) des critiques de magazines comme OPERA MAGAZINE, DIAPASON....qui semblent surtout déstinés à faire des COCO RICOS bien franco français. Oui je sais que LAURITZ MELCHIOR est décédé il y a fort longtemps; mais depuis il y a eu quelques vrais ténors wagnériens mais aucun d'origine française. Dans ce domaine comme dans bien d'autre les conservatoires de notre pays sont à la peine hormis quelques merveilles mais bien rares pour un pays qui se targue d'etre l'éclaireur du monde...A ce sujet je ne crache pas sur P. BECZALA ;simplement j'aimerai le voir interpreter d'autre role que celui de RODOLFO ,opéra mille fois rabaché et parfait pour midinette... Il y a tant d'opéras injustement ignorés par ces directeurs qui n'ont d'objectifs que la recette !!! C'est me semble-t il le cas du sieur dirigeant ORANGES. Mais les FRANCAIS aiment cela ,alors continuons....

Franz Muzzano 14/08/2015 21:15

Donc, si je vous suis bien je dois retenir deux points :
- Votre raisonnement, et donc le mien, ne peuvent qu'être binaires. Ou nous parlons de perfection, et aucune réserve ne peut être émise, ou nous constatons un ratage, et il est inutile de souligner ce qui fut beau. Désolé, je ne fonctionne pas ainsi. Vous devez être la seule personne à relever une ambigüité dans mon article. Je fais quelques réserves sur une production que j'ai, en considérant un TOUT, beaucoup aimée. En premier lieu parce qu'elle fut humaine, mettant des artistes face aux éléments qu'ils ne peuvent contrôler, et dans laquelle chacun s'est efforcé de mettre en valeur une partition.
- Vous devez faire partie de cette race de lyricomanes que je fuis comme la peste, celle qui ne va plus voir un Trovatore parce que Corelli est mort, qui ne va même pas écouter Beczala dans Bohème parce que, tout de même, vous y avez entendu Pavarotti, et comme j'ignore votre âge, je me demande si vous êtes allé un jour écouter Tristan, parce que j'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer : Lauritz Melchior ne chante plus...et il paraît même que lui aussi est mort. Les interprètes vous apparaissaient d'entrée de jeu mal choisis, dites-vous ? Essayez de penser l'opéra comme autre chose que de la performance olympique, dans laquelle un classement clair, net et précis pourrait être établi. Regardez et écoutez comment des artistes peuvent habiter leur rôle, et surtout ne parlez que de ce que vous avez vu ou simplement entendu. Je suis prêt à débattre avec tous, à condition de ne pas parler à des personnes qui ne louent que des fantômes.

MALLET 14/08/2015 18:07

Quand je dis que vous revez cela veut signifier que votre commentaire est totalement ambigû; pourquoi? Au départ de ce commentaire vous n'etes que louanges puis ensuite apparaissent des fêlures qui laissent entendre que ceci ne va pas, que tel point n'est pas bon et ainsi de suite vous balancez entre l'admiration et le regret de mauvaise interprétation. Evidemment c'est du live et non un enregistrement studio; mais il y a à vous lire beaucoup de scories dans ce spectacle. Personnellement je ne l'ai pas vu ni voulu le voir car j'ai en mémoire de si remarquables TROVATORE que les interprétes de ce spectable m'apparaissaient d'entrée de jeu mal choisis. Mais à chacun ses préférences et ses reves....

Franz Muzzano 12/08/2015 13:05

L'idée du rêve ne me déplaît pas en tant que telle, et je ne prétends détenir aucune vérité. En revanche, ma perception d'une représentation est bien réelle, j'étais parfaitement réveillé en regardant ce Trovatore. Alors plutôt que d'insinuer que je rêve, donnez plutôt votre propre sentiment, même négatif. Les commentaires sont faits pour ça.

Présentation

  • : Les Chroniques de Franz Muzzano
  • : Écrivain, musicien et diplômé d'Histoire de la Musique, j'ai la chance, depuis plus de 40 ans, de fréquenter les salles de concerts et les maisons d'opéras, et souvent aussi leurs coulisses. J'ai pu y rencontrer quantité d'artistes, des plus grands aux plus méconnus. Tous m'ont appris une chose : une passion n'a de valeur que si elle se partage. Partage que je vais tenter de vous transmettre à travers ces chroniques qui relateront les productions que j'ai pu voir ou entendre (l'art lyrique y tenant une grande place). Mais aussi les disques qui ont contribué à me former, tout comme les nouveautés qui me paraîtront marquantes (en bien ou en mal). J'évoquerai aussi certaines grandes figures du passé, que notre époque polluée par les "modes" a parfois totalement oubliées. Je vous proposerai aussi des réflexions sur des aspects plus généraux de la vie musicale. Tout cela dans un grand souci d'impartialité, mais en assumant une subjectivité revendiquée. Certaines chroniques pourront donc donner lieu à des échanges, des débats contradictoires, voire des affrontements qui pourront être virulents. Tant que nous resterons dans la courtoisie, les commentaires sont là pour ça. Et vous êtes les bienvenus pour y trouver matière à vous exprimer. En n'oubliant jamais que la musique n'est rien sans les artistes qui la font vivre et qui nous l'offrent. Car je fais mienne la phrase de Paul Valéry : "Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'artistes. Mais nous avons besoin de gens qui ont besoin d'artistes".
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