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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 22:17
Piotr Beczala - Salut à la France !

Si l'on doit trouver un point commun entre les meilleurs artistes de la scène lyrique actuelle, il faut le chercher dans leur grande connaissance de l'Histoire des oeuvres qu'ils interprètent, que ce soit celle de leur création, de leurs différentes versions ou encore (et surtout) de l'évolution de la manière de les chanter. Les générations précédentes raisonnaient souvent de façon plus "immédiate", voire "primaire", et se posaient beaucoup moins de questions. Aujourd'hui, les mentalités ont changé et, grâce aux révolutions imposées par les "baroqueux" dès les années soixante, et à la "Rossini-Renaissance" marquant la fin des années soixante-dix, tout le répertoire est concerné. Il ne suffit plus d'avoir une voix, encore moins de "faire la note" pour pouvoir s'imposer. Les grands chanteurs, sans se muer en musicologues, sont devenus plus curieux du passé, et comme internet leur offre des trésors d'archives ils peuvent se faire une idée précise des "traditions", bonnes ou mauvaises, avant de peaufiner leur propre vision d'un rôle. C'est ainsi que Kaufmann ou Damrau ont écouté toutes les versions qu'ils ont pu trouver de Werther ou de Traviata avant de s'y lancer, qu'Alagna est incollable au "blind-test", et que Bartoli ou DiDonato peuvent proposer des programmes issus de leurs propres recherches. Piotr Beczala est de cette race de musiciens, de celle qui prend son temps, écoute, étudie, réfléchit, pour offrir un programme où les "tubes" sont nombreux, mais sonnent à nos oreilles comme si nous les découvrions, simplement parce qu'il a su les faire siens. Et le résultat est magnifique.

 

Il faut, pour s'en rendre compte, oublier une pochette atroce que le chaleureux sourire du ténor ne parvient pas à embellir, et un titre par trop "marketing" : "The french collection", écrit en tricolore, pour ceux qui n'auraient pas compris que Piotr chante en français des airs d'opéras français. Bon, passons sur ces couleurs criardes et ce mot mal venu, et allons à l'essentiel !

 

À quarante-huit ans, Piotr Beczala a entamé depuis quelques saisons la plus belle période de sa carrière. Oubliés les débuts hors de propos, merci à la grande Sena Jurinac de lui avoir, dit-il, "sauvé ma vie de chanteur" en le recadrant vers les rôles qui lui convenaient alors (Belmonte plutôt que Cavaradossi), et merci à Robert Dale Fundling pour l'avoir pris en main, lui permettant, toujours selon ses propres mots, de "libérer" sa voix. Grâce à eux, à sa propre patience et à un travail de chaque instant, il est aujourd'hui le plus séduisant des Alfredo, le Lenski le plus poétique et, Vienne s'en est encore rendu compte il y a quelques semaines, le Duc de Mantoue le plus mâle, le plus mordant que l'on puisse entendre. Un premier récital, "Salut", enregistré en 2007, avait déjà marqué les esprits, mais n'avait pas de réel fil conducteur. Il n'en est pas de même pour ce disque, réalisé à Lyon en août dernier.

Plutôt qu'une "collection", c'est une espèce de tour d'horizon du chant français qu'il propose, de Boieldieu à Massenet, en n'oubliant pas les Italiens ayant écrit pour Paris. Et ce qui frappe à la première écoute est l'absence totale de recherche "d'effet vocal", l'effacement de l'ego derrière les partitions, le refus du "moment de bravoure" attendu dans nombre de ces airs parfois si connus. Je dirais presque que la voix est traitée de façon "instrumentale", Beczala se pensant musicien plus que ténor. La note pour la note, il faudra la chercher ailleurs (dans le récital de Juan Diego Florez, par exemple, techniquement exemplaire mais par trop extérieur, voire démonstratif). Tout ce que j'ai déjà pu écrire sur lui est ici une nouvelle fois vérifié, à savoir la franchise d'un artiste qui ne triche jamais, ne recherchant pas une voix qu'il n'a pas, mais maîtrisant à la perfection celle qu'il possède aujourd'hui. Sa fréquentation du répertoire italien, associée à une parfaite technique belcantiste, ont forgé un organe qui a acquis dans le médium une plénitude, une couleur et une chaleur que beaucoup pourraient lui envier. Et ce fameux aigu, qui lui posait tant de problèmes à ses débuts, est aujourd'hui donné sans le moindre souci, et surtout dans la couleur de son médium. Pas l'ombre d'une rupture dans les registres ne vient altérer un chant qui coule sans effort apparent. Des airs aussi célèbres que ceux de Faust ou de Roméo en sont un parfait exemple. Salut ! Demeure chaste et pure est pour lui, depuis quelques années, une espèce de "signature", et peut-être le meilleur exemple de son art. Chanté de la façon la plus simple qui soit, sans affect inutile, la ligne posée sur un legato d'école. Mais avec des prises de risques que bien peu oseraient, comme le C'est là ! Salut, demeure chaste et pure de la reprise donné dans le même souffle (certains enchaînent, mais respirent après Salut...), ou encore le dernier Où se devine la présence sans respiration, amenant le fameux ut qui sonne ici ample, plein, lumineux et surtout "dans" la phrase. Même constat pour un Ah ! Lève-toi, soleil ! couronné de trois si bémol radieux mais absolument pas ostentatoires, comme s'il souhaitait que l'auditeur regarde "l'astre pur et charmant" plutôt que le chanteur réalisant une prouesse. La voix est toujours mise au service de l'oeuvre, pour trouver dans les partitions les beautés qu'elles recèlent, quand si souvent on a pu entendre des interprètes utiliser la musique pour, poitrine en avant, chercher à forcer l'émotion en la ramenant vers eux seuls. Ainsi, l'air de Don José dans Carmen sonne-t-il comme une confidence, presque comme une rêverie, jamais plus que mezzo-forte, et avec un J'étais une chose à toi donné tel que voulu par Bizet, avec son si bémol pianissimo et son ultime Carmen, je t'aime murmuré comme une dernière supplique. Werther ouvre le récital, avec l'attendu Pourquoi me réveiller... qui est pensé comme une mélodie suspendue, hors du temps comme l'air est "hors de l'action" dans l'ouvrage, et là encore, nulle concession à la facilité, nulle démonstration, les sauts de sixte sur les la dièse apparaisant dans la continuité du discours. Comme si tous ces airs étaient de simples ariettes facilement abordables par le premier venu, tant ils coulent dans un flot d'évidence.

Faust, Roméo, Don José, Werther...autant de héros de l'opéra français inévitables dans un panorama comme celui-là. Mais ce n'est pas avec ces airs que l'on apprend quelque chose sur Piotr Beczala, ils nous confortent dans nos convictions, rien de plus même si ces cadeaux sont déjà somptueux. Les pépites sont dans le choix des autres oeuvres, celles où l'on ne l'attendait pas forcément. Comme Le Cid où il offre un Ô Souverain...dans lequel il mêle à la fois retenue et vaillance, grâce à un jeu subtil sur les nuances. Ou l'enchaînement de deux airs de Berlioz que tout oppose, sauf la difficulté d'apprivoiser le juste phrasé mélodique du compositeur. L'éthéré Merci, doux crépuscule de La Damnation précède le virtuose Ah ! je vais l'aimer de Béatrice et Bénédict, périlleux exercice de style post-gluckiste créé pourtant en 1862. Dans les deux cas, Beczala maîtrise à la perfection la ligne longue, brisée et complexe de la mélodie sur le souffle du songe de Faust, comme l'exaltation de Bénédict. Parvenir à dompter le discours berliozien est déjà, en soi, une preuve que l'on a assimilé ce qui caractérise le chant "français", et il suffit d'écouter pour constater que le défi est largement relevé.

Car en fait toute la question que pose un tel programme tient dans la façon d'envisager deux styles a priori inconciliables. Y a-t-il, aujourd'hui, un style "français" qui s'opposerait au style "italien" ? Ce fut vrai au début du XIXème siècle, quand de ce côté des Alpes le texte primait sur la beauté du son. Tradition de la déclamation, en quelque sorte. Et les Italiens arrivèrent, Rossini en tête, avec dans leurs bagages les derniers feux du bel canto. Les chanteurs français d'alors s'adaptèrent et, à l'image de Duprez, une révolution s'opéra. Mais cette différenciation se retrouva, en partie, dans la première moitié du XXème siècle, quand certains artistes français usèrent d'une voix légère, pour ne pas dire allégée, et de sonorités "pointues", à l'opposé des voix italiennes sonores, pleines, parfois barytonnantes (à l'exemple de Caruso). Le répertoire devait-il en souffrir ? Beczala apporte une réponse, lui qui triomphe dans Traviata, Rigoletto, le Ballo ou Bohème : il réalise la quadrature du cercle en appliquant une technique typiquement italienne sur un travail de prononciation millimétré. Jamais les consonnes ne sont exagérées, la couleur des voyelles est privilégiée et pourtant, on comprend absolument tout sans le moindre effort. Son écoute des grands anciens, ses recherches (en particulier sur le travail accompli par Jean de Reske, Polonais comme lui, sur le répertoire français) ajoutées à son intelligence et à sa sensibilité ont abouti à ce résultat remarquable. D'autant plus remarquable qu'à la différence de Kaufmann, il ne parle pas français, ou aujourd'hui seulement quelques mots...Résultat qui sera bien entendu comparé par beaucoup, ce qui est sain tant que cela n'aboutit pas à des querelles stériles. Et cette alchimie de la technique italienne accolée au chant dit français est encore plus parlante quand elle concerne les oeuvres composées par Donizetti ou Verdi pour Paris. Ainsi, Ange si pur de La Favorite, chanté de cette façon, donne envie de ne plus jamais écouter Spirto gentil. Le plus rare Seul sur la terre, tiré de Dom Sébastien, roi du Portugal, du même Donizetti, dont Alagna avait déjà donné une version superbe il y a quelques années, avec sa ligne châtiée et ses aigus rayonnants, atteint lui aussi des sommets. Mais c'est peut-être avec l'extrait de Don Carlos, Fontainebleau ! Forêt immense...que l'on trouvera le plus beau joyau de ce disque. Le récitatif est à donner en exemple dans toutes les écoles de chant, par son parfait dialogue équilibré avec la clarinette, sa conduite de la phrase exceptionnelle, et encore une fois son sens du texte "dans" la ligne. Et comme l'air qui suit se situe au même niveau...

En guise de bonus, le duo Toi ! Vous ! Oui, c'est moi...tiré de Manon permet à Diana Damrau d'être une invitée de luxe pour clore ce récital exceptionnel.

Un petit bémol tout de même ? Oh, infime...S'attaquer au Viens, gentille dame de La Dame blanche était pour le moins osé. Il y parvient presque, trouvant une sublime mezza-voce quand elle est nécessaire, allégeant les finales comme il le faut, balançant les aigus sans souci. Mais la vocalise "rossinienne" n'est pas son point fort, et l'on sera en droit de la trouver par moments quelque peu savonnée. Mais qu'importe, le reste, tout le reste, se situe à une telle altitude...

 

Pour parvenir à une telle réussite, il faut être deux. Et avec Alain Altinoglu, Piotr Beczala a peut-être trouvé le partenaire idéal pour interpréter de la musique française, un peu le fils spirituel de Plasson. On se souvient de son extraordinaire Werther au Met avec Kaufmann, ou d'un inoubliable Jeanne au bûcher à Montpellier. Ici, dirigeant l'Orchestre de l'Opéra de Lyon, il offre à Beczala bien plus qu'un accompagnement. Choisissant, dans l'ensemble, des tempi très retenus (Carmen, Don Carlos, Faust, Le Cid...) mais jamais "lents", ils construisent ensemble une espèce d'univers où chaque pièce vient trouver sa place dans un tout cohérent. Et cette option permet, entre autres, d'admirer la prodigieuse conduite de souffle du chanteur, qui pose sa voix sur un tapis orchestral aux sonorités superbes (les bois ! et cette clarinette, qui est probablement celle de Jean-Michel Bertelli, déjà encensé ici à l'occasion du récital de Joyce DiDonato au TCE !!!) et peut phraser à sa guise, sans épanchement superflu. Chanter "au naturel", avec sa franchise habituelle, et une voix qui lui permet maintenant d'envisager d'aborder certains rôles que sa prudence lui a jusqu'ici conseillé d'éviter. Si Lohengrin est annoncé, s'il reprendra Werther en concert à Salzburg en août prochain (ce qui devrait permettre des comparaisons intéressantes...et qui plus est aux côtés de Garanca, peut-être la Charlotte qui manque aux grands Werther actuels), il n'est pas exagéré de penser qu'il peut maintenant sans souci se tourner vers Radames ou Don Carlo(s), ce dernier, pourquoi pas, en français ? S'il maîtrise l'autodafé et le chante comme l'extrait qu'il nous propose ici, tous les rêves sont permis.

 

Bravo, Piotr Beczala, pour ce sublime "salut à la France" (pour évoquer un rôle que là, c'est certain, il ne chantera pas !). Et merci de ce cadeau qui le place au niveau des plus grands. De ceux qui l'ont inspiré, et dont il est un digne successeur.

 

(Parution le 16 février 2015).

 

Pour patienter jusque là...En n'oubliant pas qu'il chantera Faust à Bastille en mars prochain !

 

 

© Franz Muzzano - Janvier 2015. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Tous droits réservés.

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Published by Franz Muzzano - dans La discothèque de Franz
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commentaires

HELENE ADAM 21/02/2015 17:36

Très beau disque comme vous l'avez justement souligné, beau choix de morceaux qui font sens et, surtout, écrin superbe de l'orchestre de l'opéra de Lyon sous la direction d'Altinoglu. L'ensemble est bien chanté, voire remarquablement bien chanté, Beczala démontrant qu'il peut chanter allègrement Donizetti ou tragiquement Verdi (versions françaises of course). D'où vient alors ma petite réticence ? Son Werther qui démarre le CD ne m'a pas convaincue... trop sage, pas assez tragique, trop... prudent. Alors qu'il peut démontrer qu'il sait prendre des risques... (Faust, magnifiquement interprété). Même remarque pour ses aigus : celui de Faust est parfait ("tombé du ciel" comme on dit) mais plusieurs de ses montées vers les aigus (la Favorite, la damnation de Faust, lève toi soleil) sont pris "par en dessous" avec parfois un vibrato moyennement joli...
Sinon, sa diction est plutôt flatteuse, sachant que le Français qui manque d'accent tonique, est l'unes des langues les plus difficiles à prononcer sans accent pour un étranger même doté d'une solide oreille musicale.
Globalement un très beau CD, qui confirme qu'il est le ténor adéquat (et l'un des meilleurs) pour Faust, le Duc de Mantoue, Lensky, Alfredo, mais qu'il reste moins convaincant dans Werther (on verra, il débute dans ce rôle) ou Don José, Don Carlos ...

Jenny Wohlwend 26/02/2015 17:51

Piotr Beczala a chanté sur scène son premier Werther il y a dix ans à Frankfurt dans plusieurs reprises, ainsi qu'à Munich deux ans plus tard. Il a interprété ce rôle avec beaucoup d'ardeur et de passion, tout en gardant son style élégant à la française! A ce temps là son français fut déjà très bien et sa voix sublime! Nous avons raison d'attendre avec impatience et joie son prochain Werther sur scène à Paris l'année prochaine!

ADAM HELENE 22/02/2015 17:26

Vous avez raison, il faudra entendre et apprécier le Werther de Piotr Beczala (qui est un bon acteur, je me rappelle encore son Lenski désespéré, à genoux dans la neige ou son Mimiiii tout en douceur désespérée) en scène. C'est le premier titre d'un CD enregistré il y a plus de six mois et Beczala a multiplié les rôles depuis (il est très occupé !!!!), il a encore sept moi avant sa prise de rôle à Salzburg cet été, en version concert mais avec Elina Garança (que j'ai entendue dans le même rôle en version concert aussi avec JK quand on pensait qu'ils prendraient le rôle ensemble au MET), ce qui devrait créer de bonnes étincelles réciproques... et ce n'est que dans un an qu'il prendra le rôle dans la mise en scène de Jacquot à Paris... Je n'ai pas de souci sur le fait qu'il aura pris ses marques... Je réécoute pas mal son CD, c'est très bon signe....

Franz Muzzano 21/02/2015 20:31

Concernant Werther, je comprends ce que vous voulez dire. Et je pense qu'il en aurait été de même avec tout autre chanteur. Le "tragique" que nous attendons (et que j'entends ici, mais intériorisé) ne peut se concevoir que dans la dramaturgie, avec cette suspension de l'action après une montée en puissance de la tension (lettres, larmes, prière, arrivée de Werther...c'est un "crescendo" dramatique, qui aboutira au baiser). Mais le Lied, s'il apparaît comme "hors du temps" quand il est inclus dans ces retrouvailles déjà quasi charnelles, est pratiquement impossible à interpréter "réellement" quand il est isolé. Nous n'avons pas eu l'attente de Charlotte, ni l'intrusion fantomatique (Kaufmann) ou "virilité de la dernière chance" (Alagna, regardez ce qu'il fait dans sa dernière production à Bilbao : scéniquement exceptionnel, dans cette optique d'un Werther conquérant). Mais hors du contexte, comment faire sentir cela ?

mpr 15/02/2015 21:24

merci pour ce beau cadeau !

ADAM HELENE 26/01/2015 18:32

Je n'ai pas encore entendu l'ensemble du CD, j'y reviendrai donc après l'avoir écouté mais, comme toujours, je suis intéressée par votre article (si bien écrit d'ailleurs!!!!) et, comme vous le savez, il y a longtemps que j'apprécie et que je défends Beczala (qui ne manque pas de détracteurs, hélas)...au moins depuis que nous avons eu la chance de l'entendre à Paris dans Rigoletto puis dans la Bohême, deux rôles où il est remarquable au sens premier du terme (on ne peut pas manquer de le remarquer...). En plus du CD dont vous parlez, j'ai déniché au fin fond d'une librairie munichoise un CD intitulé "Verdi" enregistré à Varsovie avec l'orchestre de la radio polonaise, affreusement décevant, car mal accompagné et mal enregistré, mal conseillé je pense aussi, car un enregistrement studio nécessité certaines qualités dans la manière de chanter... Avec Altinoglu et la qualité des studios où il a enregistré ce CD, ce doit être très différent... j'écoute et je vous donne mon avis....

mpr 26/01/2015 15:12

je suis toujours éblouie par la richesse de ces chroniques...On peut tout comprendre sinon tout apprendre. Pour ma modeste part je trouve que sa diction française est remarquable... Même mieux que JK...c'est tout dire...

Présentation

  • : Les Chroniques de Franz Muzzano
  • : Écrivain, musicien et diplômé d'Histoire de la Musique, j'ai la chance, depuis plus de 40 ans, de fréquenter les salles de concerts et les maisons d'opéras, et souvent aussi leurs coulisses. J'ai pu y rencontrer quantité d'artistes, des plus grands aux plus méconnus. Tous m'ont appris une chose : une passion n'a de valeur que si elle se partage. Partage que je vais tenter de vous transmettre à travers ces chroniques qui relateront les productions que j'ai pu voir ou entendre (l'art lyrique y tenant une grande place). Mais aussi les disques qui ont contribué à me former, tout comme les nouveautés qui me paraîtront marquantes (en bien ou en mal). J'évoquerai aussi certaines grandes figures du passé, que notre époque polluée par les "modes" a parfois totalement oubliées. Je vous proposerai aussi des réflexions sur des aspects plus généraux de la vie musicale. Tout cela dans un grand souci d'impartialité, mais en assumant une subjectivité revendiquée. Certaines chroniques pourront donc donner lieu à des échanges, des débats contradictoires, voire des affrontements qui pourront être virulents. Tant que nous resterons dans la courtoisie, les commentaires sont là pour ça. Et vous êtes les bienvenus pour y trouver matière à vous exprimer. En n'oubliant jamais que la musique n'est rien sans les artistes qui la font vivre et qui nous l'offrent. Car je fais mienne la phrase de Paul Valéry : "Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'artistes. Mais nous avons besoin de gens qui ont besoin d'artistes".
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