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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 21:32
"Little Otello" de passage à Orange - Constat d'une décadence.

Il semblerait qu'à Orange, on travaille de plus en plus en famille. Pour mettre en scène le nouveau spectacle de son petit protégé, Raymond Duffaut a fait appel à son épouse Nadine. C'est pratique, et puis ça coûte moins cher. Comme dans ce one-man-show, la présence d'une femme est tout de même nécessaire, Inva Mula, soeur de lait orangeoise de la star,  s'impose comme une évidence. Et ainsi, le grand moment tant attendu peut avoir lieu, à savoir le sacre de Roberto Alagna dans deux soirées conçues pour sa seule gloire autour de deux heures d'animation musicale avec de vrais morceaux d'Otello dedans. Oh, quelques intrus pensant être là pour faire de la musique se sont bien glissés dans ce parfait ensemble, mais ils seront oubliés très vite. Le seigneur des lieux est venu, on l'a vu, il a vaincu. Son public est aux anges, et la critique officielle se pâme, à l'image de Thierry Hillériteau dans Le Figaro, devant la réussite totale de ce que la production aurait pu appeler "Little Otello", puisque "Little Italy " était déjà pris.

 

Bon, j'arrête là le sarcasme, les groupies sont déjà parties, ou n'avaient même pas ouvert le lien. Je préfère en sourire pour ne pas hurler de rage devant un constat implacable, bien qu'attendu. L'opéra qui est pour moi le plus parfaitement construit, équilibré, pensé et réalisé de tout le répertoire (Wagner excepté) a été tout simplement massacré pour satisfaire au seul désir d'un chanteur qui fut un temps un immense artiste, avant de donner raison au grand La Fontaine :

Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs ,
Tout prince a des ambassadeurs, tout marquis veut avoir des pages.

 

Il lui fallait un cadre pour satisfaire cette envie. Orange et son Théâtre Antique, donc, et une mise en scène. Une amie de ce blog a involontairement trouvé la plus belle formule pour définir le travail de Nadine Duffaut, en me parlant de la "menteuse en scène". Faute de frappe, oui, mais tellement révélatrice (un grand merci à elle, qui se reconnaîtra). Nous ne voyons qu'une mise en place laborieuse, voire pas de mise en place du tout (les choeurs), un miroir géant supposé refléter les pensées des protagonistes, deux ou trois accessoires comme une tête de Turc, au sens propre du terme, et le tour est joué. Pour le reste, néant absolu. Certains me diront que déjà, j'exagère et ne vois pas le grand travail de caractérisation des personnages. Alors qu'ils m'expliquent une chose très simple : Inva Mula est très probablement orthodoxe. Avant d'entonner son Ave Maria, elle se signe, geste absolument naturel. Mais il ne s'est trouvé personne parmi les assistants de Nadine Duffaut pour lui préciser que Desdemona étant la fille catholique d'un sénateur vénitien, le signe de croix s'effectue DANS L'AUTRE SENS ? Détail insignifiant pour certains, mais qui démontre l'amateurisme, au mauvais sens du terme, de cette "mise en scène". Sinon, les costumes sont gris sauf pour elle qui est en blanc (pureté virginale...), et lui en rouge. Après avoir dit ça, je pense qu'on a tout dit.

Puisque je parle d'Inva Mula, évacuons de suite sa prestation. Le IV ne doit tromper personne. Il est si bien écrit qu'une élève de première année de conservatoire réussirait à nous émouvoir en le fredonnant. Mais que reste-t-il d'une voix qui ne fut jamais trancendante, ni techniquement ni émotionnellement ? Rien, ou presque. Un aigu difficile et sans timbre, un grave écrasé et un trou béant dans le médium. Le tout "coloré" par un chevrotement perpétuel (le mot "vibrato" supposerait un contrôle), qui nous fait penser qu'elle a avalé la tempête initiale. Une quarantaine de cantatrices, connues ou non, auraient proposé une Desdemona plus simplement "audible". Serait-ce être mauvaise langue que supposer qu'elles auraient été moins maléables, car ne faisant pas partie de la famille ?

J'avais beaucoup aimé le Tonio de Seng-Hyoun Ko dans Pagliacci en ce même lieu il y a cinq ans. Mais dire que Iago le dépasse est un euphémisme. Dès Qua, ragazzi, del vino ! nous sommes fixés. Aigus suggérés (Beva !) et sprechgesang à tous les étages, il n'a ni le timbre ni l'intelligence fourbe de l'aide de camp. Les subtilités d'Era la notte, il nous faudra les chercher ailleurs, et l'on pouvait s'y attendre après un Udite qui devrait suggérer le mal incarné, et qui ici se contente d'être donné complètement faux. Chanter Iago "vériste" est une erreur fatale, et quand en plus on n'en a pas les moyens, cela devient une faute. Verdi voulait appeler son ouvrage Iago, ce qui en dit long sur ce qu'il attendait de son interprète, et ce n'est pas pour rien s'il exigea Victor Maurel pour le créer. Les grands lui ayant donné toute sa chair fielleuse (Granforte, Tibbett, Bruson...) restent inégalés. Ce qui, en ce 5 août, n'avait pas grande importance.

Car le public n'est pas venu pour Mula, il n'est pas venu pour Ko. Encore moins pour Florian Laconi qui, s'il n'a pas la voix du siècle, campe pourtant un fort beau Cassio. Il est venu pour se prosterner devant Roberto Alagna, à qui tout était pardonné d'avance. Je dois avouer que je l'avais sous-estimé sur un point : la force de la communication.

 

 

 

 

 

"Little Otello" de passage à Orange - Constat d'une décadence.

Durant des semaines avant la première, nous fûmes submergés par les photos, les communiqués, les entretiens. Jusqu'à une vidéo dans laquelle Alagna nous expliquait sa vision d'Otello, et son désir déjà ancien de le chanter. Pourquoi pas, après tout ? Un Maure plus à plaindre qu'à blâmer, et un Maure jeune, n'ayant pas plus de 35 ans. Ce qui, selon lui, aurait justifié qu'il l'abordât plus tôt. Raisonnement dangereux...Siegfried est à peine sorti de l'adolescence, Tristan a une vingtaine d'années, les chanter à ces âges serait suicidaire (et pour tout dire impossible). Surtout, un Maure à la voix claire, "à l'opposé des ténors baytonnants que l'on entend habituellement". Sauf qu'il oublie que beaucoup de grands titulaires du rôle n'avaient pas une voix spécialement sombre. Il suffit de se rappeler de Martinelli (en 1938 avec Tibbett, par exemple), et même de réécouter  Del Monaco, peut-être le plus grand de tous. Comme chez Domingo, le timbre est bien celui d'un ténor, mais posé sur une fondamentale grave gigantesque. Mais leurs aigus sont lumineux, plus riches en harmoniques que leurs collègues à la voix plus noire (Melchior, Ralf, Vinay ou plus récemment Galouzine, qui put y être fabuleux). Donc, rien de bien nouveau de ce côté-là. Et pour apporter une touche personnelle tout à fait dans l'air du temps, voilà qu'il nous explique qu'Otello est le drame de l'exclusion, du racisme, de la difficulté à s'intégrer. Au fond, sa conversion est une trahison envers ses frères musulmans, et ce poids est bien trop lourd à porter pour lui, malgré ses airs bravache. Boito et surtout Shakespeare auraient adoré cette transposition qui a probablement fait le bonheur de bien des bobos se piquant d'antiracisme. Mais bon, admettons...Le souci est que rien de toute cette conception ne se voit sur le plateau.

Tout cela ne serait pas très grave si, en filigrane, ne se cachait un message assez clair : "L'Otello que vous allez entendre est celui que j'ai envie de chanter avec ma voix actuelle, et qu'importe ce que l'on peut me dire sur les difficultés du rôle, les caractéristiques d'une partition qui soit disant n'est pas pour moi, je veux le faire et je le ferai. Que ma voix s'adapte ou pas, le personnage sera celui que je veux incarner".

Après tout pourquoi pas, c'est même une démarche artistique assez noble. Le risque est un moteur essentiel dans un processus de création. Mais il impose le respect absolu de l'oeuvre que l'on aborde, et la reconnaissance de l'imperfection, voire de l'échec, quand au final on n'a pas pu servir le mieux possible le compositeur. Si, interrogé par France Musique à sa sortie de scène, Roberto Alagna avait dit "j'ai essayé, j'ai travaillé, mais trop de passages ont été manqués, j'ai dû tricher ici et là, j'ai conscience de ne pas avoir été à la hauteur de ce défi", je dirais : respect. Au lieu de celà, nous avons entendu parler du vent, d'un rhume, de problèmes de dos...et d'une franche réussite, d'un pari gagné. En attendant le confort de le redonner dans un théâtre fermé. Alors qu'il sait très bien quelles ont été ses trop nombreuses failles, il a parfaitement conscience de ne pas avoir "chanté" Otello, tel que Verdi l'a écrit, mais d'être seulement arrivé au bout sans accident trop audible. Je vais en surprendre beaucoup, eu égard à ce que j'ai pu écrire le concernant dans un passé récent, mais j'en étais venu à attendre avec impatience cette représentation, en souhaitant qu'il me donne tort, qu'il me surprenne, qu'il me transporte ailleurs par son interprétation. Tout simplement parce que tout ce que j'ai pu rédiger sur ses prestations ou sur son attitude n'était rien d'autre que le triste constat d'un immense gâchis. Je pensais à l'Alagna d'il y a quinze ou vingt ans, solaire, généreux, parfois exceptionnel. Et je me disais que le miracle était possible. Mais il n'y a pas eu de miracle.

 

Un Esultate assuré et intelligemment chanté "dos au mur" donna un court instant l'illusion que la voix allait s'épanouir sans trop de soucis. Mais dès l'Abbasso le spade ! interrompant le duel, on comprit que le terme "illusion" était le plus adapté à ce qu'on allait entendre. Une longue phrase dans le haut-médium qui devrait être péremptoire, tonitruante, devient une simple intervention anodine difficilement soutenue. Et tout le problème de cet Otello peut se résumer au seul premier acte. Qu'on le veuille ou non, le rôle est écrit d'une façon telle qu'il sollicite en permanence le grave et le bas-médium, registres qui doivent être percutants et jamais forcés. Depuis quelque temps, Alagna a cherché à assombrir son timbre (voir sa Tosca du Met) en espérant conserver ses harmoniques. Double échec selon moi, les nombreuses phrases écrites dans le grave ne sonnent pas, leur timbre n'a pas la moindre richesse et l'on sent trop souvent l'effort pour simplement se faire entendre. Conséquence naturelle, le médium en souffre et la voix apparaît terne, grise, sans éclat. Et bien évidemment, quand viennent les fameux passages exigeant un aigu radieux et insolent, on frôle souvent la catastrophe. Le II est à cet égard révélateur, avec en plus de petits arrangements avec la partition (accelerando, non-respect de la durée de certaines notes...). Dispersi insieme n'est possible que basculé en arrière, comme le Sublimi incanti ne passe que parce qu'il est "fermé". Cet Ora e per sempre aurait dû être à lui seul le passage qui devait le faire renoncer à cette entreprise. Martelé, note à note, la notion-même de chant est oubliée pour laisser place à une guirlande de sons détimbrés (Vessilo...Squillanti...Gloria d'Otello...), s'achevant sans surprise sur un È questo il fin qui, par miracle, n'est pas craqué mais crié presque un demi-ton trop bas dans une espèce d'agonie. Quant au Si, pel ciel terminant l'acte, il est en tous points douloureux, avec son Morte restant au fond de la gorge, son Stendo non tenu, son Sterminator octavié et son ultime Dio vendicator ! pour le moins pénible (Ko n'est d'ailleurs pas d'un grand secours dans ce duo). Concours de "hurlandos" engorgés, qui n'est audible que parce que l'orchestre se retient. C'est terminé...Au III, il n'y aura plus que des restes (malgré, étonnamment, un Dio, mi potevi offrant quelques beaux accents dans l'interprétation, gâchés par des aigus tirés, tel le Gioia qui devrait être une explosion, et qui est heureusement, parce qu'inaudible, cette fois noyé par l'orchestre). Et, se sachant à bout de forces, perdu dans une galère qu'il a lui-même mise à l'eau, il termine en vériste sur le corps de Desdemona, hachant ses ultimes phrases par des sanglots, ajoutant au désastre le mauvais goût.

Pendant ce temps, un immense musicien a tenté de célébrer Verdi. Il y a près de vingt-cinq ans, Myung-Whun Chung accompagnait Domingo et Bruson à Bastille vers les sommets. Aujourd'hui, on lui offre à Orange ce casting de troisième zone. Il déploie des trésors de professionnalisme pour rattraper les caprices que se permet Alagna avec le tempo, l'aide comme il le peut pour le couvrir quand il sent que l'accident est proche. Et, grâce à Dieu, bénéficie de quelques passages où l'orchestre est seul pour nous rappeler quelle musique nous écoutons. Le prélude du IV est un délice, il y dose à la perfection la couleur des bois (le grave des flûtes...), tout comme est sublime le tuilage des cordes amenant l'Ave Maria. La tempête serait d'une précision diabolique si le choeur le suivait...Maestro Chung, qui avait déniché dans l'orchestration de Carmen en ce même lieu il y a dix ans des détails qui nous étaient inconnus, se retrouve à devoir jouer les pompiers de service. Pour le moins dommage...

Et pourtant, la critique "officielle" se répand en congratulations, Le Figaro titrant "Duel au sommet", et le site "Forum Opéra" ne tarissant pas d'éloges, sans toutefois entrer dans le détail de la prestation alagnesque. Les commentaires n'ont pas tardé à affluer, relativisant, pour rester poli, cette performance. Et je crois que le coeur du problème est là. Orange fut un haut lieu de l'art lyrique, on y vit Caballé, Domingo, Vickers, Nilsson, Jones, Rysanek, et tant d'autres...Sauf erreur, cet Otello a marqué la quatorzième participation d'Alagna aux Chorégies en vingt-et-un ans. Ce qui signifie qu'une entreprise médiatique s'est construite en collaboration avec France Télévision autour du "clan", dont le but est de faire "bouffer de l'opéra", quotas culturels obligent, au contribuable/consommateur. sans trop se soucier ni de la qualité, ni du choix des oeuvres. Le Holländer, jugé peu vendeur, n'avait pas été filmé en 2013. Même chose pour Nabucco cette année, qui n'eut même pas droit aux "honneurs" de France Musique. Et 2015 verra revenir une quinzième fois Alagna, pour un nouveau Manrico. Face à lui, Kaufmann dans...Carmen. Pas de risque, surtout, offrons du connu ! Assurons la jauge du Théâtre Antique, et donnons au bon peuple ce que l'on croit qu'il attend. Samson était prévu pour la saison prochaine (je prends un pari sur la distribution : Alagna/Uria-Monzon/Ko...). Repoussé aux calendes grecques, paraît-il pour des raisons de budget. Mensonge grand comme la statue d'Auguste ! Le système est bien rôdé, contentons-nous d'offrir de l'à-peu-près, en s'appuyant sur le "clan". Et arrivera le moment où mon parallèle avec "Little Italy" n'en sera plus un, Alagna nous fera son show de crooner sonorisé, France 2 sera aux premières loges et le DVD dans les bacs en septembre.

Que ce soit bien clair. Je n'ai pas décidé un jour que j'allais de façon systématique massacrer Alagna. J'ai tenu des propos plutôt violents à son sujet, mais ils concernaient son comportement, pas sa voix. Un artiste reste pour moi un artiste, le simple fait de monter sur une scène impose déjà le respect (à condition que ce soit dans un but de partage). Je constate simplement que toutes les prestations dans lesquelles j'ai pu l'entendre ces derniers temps ont été soit médiocres, soit catastrophiques. Si j'avais pu voir l'intégralité de son Énée berlinois, j'aurais été probablement élogieux, les extraits m'ayant semblé tout à fait corrects. Son Werther est remarquable avant tout pour sa superbe diction, pas pour son approche du rôle. Et le constat est là, implacable : il ne reste plus rien du Don José qui faisait chavirer Orange en 2004, sur le strict plan vocal. Encore moins du Don Carlos du Châtelet, rayonnant et si prometteur. Comme, en plus, les efforts qu'il déploie pour simplement "tenir" les passages périlleux d'Otello l'amènent à se relâcher quelque peu dans les moments plus calmes, voilà qu'il se met parfois à chanter bas, ce qui ne lui arrivait jamais. Non, je ne cherche pas à flinguer, je ne fais que déplorer un monumental gâchis. Dont "l'orgoglio siciliano" n'est pas seul responsable. Son entourage, et sa horde de groupies incultes qui hurlent de bonheur à chaque fois qu'il dit bonjour (les vrais amoureux du chant et de l'opéra qui l'apprécient ne sont pas visés ici) porteront d'ici peu la culpabilité de la fin progressive d'une carrière qui, au vu de l'état de sa voix dans cet Otello, pourrait venir plus rapidement que prévu.

En son temps, Lotte Lehmann a rêvé d'Isolde. Mieux, elle l'a voulue. Des chefs aussi prestigieux que Bruno Walter ou Fritz Bush lui ont proposé de monter un Tristan avec elle, "en allégeant l'accompagnement orchestral", mensonge éhonté s'il en est. Heureusement, il s'est trouvé des collègues comme Lauritz Melchior pour l'en dissuader : "si tu veux ne plus jamais chanter tes Sieglinde, Leonore, Ariadne, ou tes chers Puccini, vas-y, tu auras tenté Isolde...". Elle l'écouta, et ne la chanta jamais. Sa carrière se prolongea vingt ans de plus. Au sommet.

Il est peut-être trop tard pour qu'Alagna trouve son Melchior...

 

© Franz Muzzano - Août 2014. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Tous droits réservés.

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Published by Franz Muzzano - dans Opéra : L'oreille de Franz
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commentaires

ellen colon-lugo 31/08/2014 07:38

I won't even take the time to do this in French. You seek some sort of spotlight for yourself, and therefore are not objective enough to be anything more than an insufferable pain. Oh, sure, you can indeed write. But Good God, I made it through the first two paragraphs of your monotonous whine and stopped. I was not at Orange for this performance. But I am indeed a fan of Roberto Alagna. Say what you will, but please don't make the world suffer so much in saying it.

Elisa Marchand 30/08/2014 18:01

Je découvre à l'instant ces nouveaux commentaires datant d'une huitaine de jours et je suis abasourdie ! Ces propos sont totalement inappropriés et n'ont aucun rapport avec l'analyse faite par l'auteur de ce blog. Je n'arrive toujours pas à comprendre que l'on évoque le ténor allemand dès que des remarques peu élogieuses sont faites, ici et là, sur celui qui fut un grand ténor français il y a une quinzaine d'années. J'ai beaucoup admiré cet artiste tout comme Domingo et bien d'autres quand ils étaient en pleine possession de leurs moyens mais il faut être réaliste ce que j'ai vu à Orange est loin d'être l'Otello du siècle. Je ne suis pas un fan béate et je préfère un artiste qui annule quelquefois s'il n'est pas en forme (ce n'est pas une machine) et remplacé par une doublure (après tout cela peut être un tremplin pour le chanteur remplaçant) que de voir et écouter un artiste souffrir et tenter d'aller jusqu'au bout pitoyablement.

Flo 27/08/2014 10:47

Le compte rendu est tout simplement parfait, rien n'a ajouter sauf une petite chose hehe

Desdemona a tout autant le droit de le faire dans un sens que dans l'autre.
Les orientaux se touchent le front, la poitrine, l'épaule droite puis l'épaule gauche. Or on est à Chypre et elle a épousé un Maure (=oriental).
Les occidentaux le font dans l'autre sens. Ça marche puisqu'elle est née en Italie.

Elle a fait ça pour que ce soit dans le sens du public.mdr

eveopera 22/08/2014 01:12

hé bien, heureusement que vous insistez sur le fait que vous ne voulez pas massacrer Alagna!! J'espère quand même qu'après ce festival votre bile est dans une forme olympique, mais un conseil tout de même : n'écoutez plus, ne voyez plus Roberto Alagna puisqu'il vous fait tant souffrir!! Laissez ce plaisir aux incultes qui l'apprécient et qui ne peuvent évidemment pas se mesurer à vos talents de connaisseur démontrés de façon suffisante et ostentatoire!! Salut.

ciabrini 24/08/2014 08:56

J'avais des invitations pour la générale, mais malheureusement j'étais en clinique et j'y suis resté 15 jours. Je reste sur ma bonne impression de Pleyel et j'attendrai une nouvelle prestation dans un grand théâtre.

Contrairement a vous je ne parle (modestement) que de ce que j'ai vu et entendu en direct, ce qui n'est pas votre cas (Traviata entre autre).
Quand je dis bel article, c'est le fond de ma pensée, car quand je regarde vos papiers: Forza, Trovatore, Traviata etc, je dois dire que je suis admiratif, quand pour ma par je les aurai rayés d'un coup de plume (clavier).

J'ai passé la journée du 23-08 avec quatre anciens piliers de Garnier, ce qui me rassure c'est qu'il pense comme moi.

Toujours amicalement.

Franz Muzzano 23/08/2014 02:02

Dans le camp de ceux qui n'acceptent pas qu'on "arrange" un ouvrage pour tenter (vainement) de l'adapter à ses possibilités, qu'on pratique la politique du "je tente, on verra bien, ça passe ou ça casse (Calaf, Chénier, et maintenant Otello ratés, pour un Énée réussi). De ceux qui pensent d'abord à l'oeuvre avant de penser à l'interprète, et qui refusent qu'on la maltraite. Car vous faites partie d'un public qui a reçu du bonheur, fort bien, mais pas avec Otello. Avec un ersatz d'Otello donné sans le commencement d'une mise en scène, et justifié par une approche du rôle aux antipodes du personnage tel que souhaité par Shakespeare, Verdi et Boito. Encore une fois, vous ne répondez pas aux nombreuses failles que je souligne dans son interprétation. Vous ne pouvez pas ne pas les avoir entendues, ou alors votre admiration vous rend sourde. Ce n'est en rien une tare de ne pas avoir les moyens d'un rôle, d'autres y ont renoncé, j'en ai parlé. Je n'ai porté aucune attaque injuste, j'ai constaté que la partition n'était pas respectée, voilà tout. Exactement comme dans son Calaf d'il y a deux ans (pas d'accident lors de la seconde représentation, mais au prix de quels arrangements ?). La classe, c'est d'admettre de dire "je voudrais, mais je ne peux pas". Un interprète est au service d'une oeuvre, pas l'inverse. Vous ne relevez même pas que je dis mon admiration pour ce qu'il a été, et que je regrette ce qu'il est devenu (pas forcément par sa seule faute, d'ailleurs). Il n'a que 51 ans, l'âge idéal pour certains des rôles où il était magnifique il y a dix ans (je pense à Don José), et où il est devenu "ordinaire". Et là, je ne le compare à personne, je constate. Mais libre à vous d'accepter que l'on passe du superbe au médiocre, applaudissant avec la même ferveur les deux résultats. D'accord pour vous enlever du troupeau des groupies, mais c'est alors encore plus triste : vous n'avez même pas l'excuse de l'aveuglement. J'assume ma subjectivité, mais je revendique mon impartialité. Faites donc de même, et réécoutez en tentant d'oublier qui chante. Et accessoirement, comparez avec de véritables Otello qui, eux aussi, sortaient leurs tripes. Mais avec la voix qu'il fallait pour ne pas mentir à leur public, et par ailleurs se mentir à eux-mêmes.

eveopera66 23/08/2014 00:53

Sachez monsieur que j'ai passé l'âge d'être une groupie. Je ne connais RA que par ses productions lyriques, je n'ai jamais été dans une file d'attente pour obtenir un autographe, tout le cirque autour d'un artiste ne m'intéresse pas, seuls les voix , la musique, l'opéra ont de l'intérêt à mes yeux et mes oreilles. Mais il y a un comportement qui me fait sortir de mon fair-play naturel, c'est l'attaque injuste d'un artiste qui a sorti ses tripes sur une scène pendant trois heures pour donner du bonheur au public venu l'écouter.Si la prestation ne me convient pas je n'applaudis pas point barre. Alors vous pouvez parler de classe...mais elle est dans quel camps?

Franz Muzzano 23/08/2014 00:29

Vous avez passé une bonne soirée ? J'en suis sincèrement ravi. Votre réception d'un spectacle n'a pas à me plaire ou non, elle est légitime. Vous ne trouverez pas un mot dans mes articles suggérant que les personnes aimant réellement ce qu'offre Alagna sont sourdes ou ignorantes. J'ai toujours revendiqué ma subjectivité, ce n'est pas pour en faire le reproche aux autres.
Vous n'êtes pas sur un blog dédié à Kaufmann. Je n'ai pas commenté son Don Carlo, son Manrico, son Cavaradossi, son récital Mahler, etc. J'ai relaté quelques productions qui, j'avoue que c'est étrange, m'ont porté vers des sommets. Vous trouverez dans mes articles autant d'éloges sur Piotr Beczala, par exemple, qui achève une saison simplement parfaite. Je n'appréciais pas trop Meli, son Manrico m'a fait changer d'avis. Vous trouverez aussi tout le bien que je pense d'un Javier Camarena, dans un autre répertoire. Cette compétition entre ténors, c'est vous qui la voyez dans mes propos, alors que l'idée même m'en est étrangère.
Enfin, si vous avez un compte personnel à régler avec Mme Hélène Adam, faites-le ailleurs que sur ce blog. Et je vous conseille plutôt de vous inspirer de son dernier commentaire, adressé à Mmes Bassa et Savinien. Elle y démontre une modération dans ses propos sur laquelle vous devriez prendre exemple, et n'étale pas son expérience de passionnée d'opéra alors qu'elle a probablement plus de références que vous à faire valoir. Mais voilà, l'éducation, la classe et le bon goût sont des choses qui ne s'improvisent pas. Elle me fait l'honneur d'apprécier certains de mes articles, est en désaccord avec d'autres, que demander de plus ? Je vous laisse à vos certitudes, à vos oeillères, et je crois même pouvoir dire à votre clan de groupies, vous êtes suffisamment nombreuses pour vous amuser entre vous !

eveopera66 23/08/2014 00:01

Pourquoi s'abaisser à répondre à votre autosuffisance? En ce qui me concerne cet Otello m'a fait passer une très belle soirée et je remercie toute la production pour me l'avoir rendu accessible, ne vous en déplaise. Je réalise à l'instant que je suis sur un blog dédié à la gloire de JK, que j'apprécie mais pas au point de "massacrer" un autre ténor, c'est moche! Allez... bon vent quand même avec votre groupie en chef qui envoie son fiel sur tous les sites qu'elle peut dénicher.

Franz Muzzano 22/08/2014 21:44

C'est vous-même qui vous qualifiez comme "imbécile", je n'y peux rien. Et vous savez ce que je pense ? Je ne suis pas le seul à avoir été sévère sur cette production, et la garde rapprochée prête à défendre bec et ongles même l'indéfendable n'a pas réagi. Ni ici, ni ailleurs. Vous êtes tous bien embêtés, voilà la vérité. Votre champion s'est planté, admettez-le, ça arrive à tous ! Sauf si l'on envisage que votre chef de bande vous a passé la consigne de ne rien répondre. Dites à cette dame qu'elle est la bienvenue sur ce blog, j'attends ses commentaires :)

BASSA 22/08/2014 18:18

Je n'aurai garde de vous contredire cher Monsieur, puisque de toutes façons mon avis, selon votre propre définition, serait celui d'une imbécile, je ne vois donc pas d'intérêt à continuer à perdre mon temps en vous donnant de l'importance

Franz Muzzano 22/08/2014 17:25

Madame, vous donnez dans la redondance une fois de plus, nous commençons à y être habitués. En revanche, je constate que décidément il ne se trouve personne pour me contredire sur la prestation de votre Roberto préféré dans cet Otello. N'auriez-vous pas aimé, et seriez-vous donc si gênées de ne pouvoir l'avouer ?

H. Savinien 22/08/2014 15:56

Monsieur pour ma part, merci ! Je ne répondrai que brièvement à la partie qui me concerne Madame Adam, car vous vous égarez dans des considérations toujours aussi empreintes de fausseté, qui je le constate, attirent d'autres réactions en ce lieu. Messieurs Kaufman et Alagna s'apprécient et ne sont pas en concurrence, personne n'a dit le contraire. Leur comportement l'un envers l'autre n'est bien sûr pas en cause dans ces petits artefacts insignifiants du web. Ce sont vos commentaires erronés et malveillants qui le sont. Vous pourrez écrire des romans fleuves pour vous justifier, traiter vos contradicteurs d'hystériques tant que vous voudrez, cela ne changera pas grand chose et à la rigueur ce n'est guère important. Vous l'avez écrit vous même, vous essayez d'échapper à un soit-disant système et tentez d'oublier Alagna sans y parvenir, ce qui est ma foi plutôt dommage... D'autres se souviendront de lui bien longtemps après nous, ne vous inquiétez pas. Bref, ainsi donc, nous ne parlons plus "d'engagement non honoré" à la Scala ou de retrait, fort bien. "Il n'avait pas dit non" : vous croyez que cela se passe comme ça ? On ne dit pas non, alors c'est bon ? Vous êtes drôle Madame Adam. Il n'y a d'incohérences que celles que vous voulez bien inventer, faire grossir, interpréter. Personne ne nie qu'il ait été approché par Alexander Pereira et qu'ils aient évoqué très sérieusement une possible collaboration. Et alors ? Tout est pourtant clair. M. Alagna a choisi de ne pas chanter à la Scala en 2014/2015. Il n'a dénoncé aucun engagement. Il en a d'autres au même moment. M. Alagna n'est pas chargé de la communication à Milan, il me semble. Il a communiqué le 15 août afin d'éviter aux spectateurs d'être trompés par la persistance du théâtre à l'annoncer officiellement sur son site malgré l'absence d'accord, sans doute car la date d'ouverture des réservations au public approchait. La Scala a pris le risque de faire sa communication ainsi depuis le mois de mai/juin (je n'en sais rien mais c'est possible, si vous le dites), sans doute sur la base des discussions en cours. Mais c'est seule qu'elle devra en assumer les conséquences, à travers le mécontentement des spectateurs déçus le cas échéant. Contrairement à sa pratique habituelle pour tous ses engagements à venir, Roberto Alagna n'a jamais fait référence à ce Werther milanais du mois de novembre jusque là, ni à Tosca.
Je ne répondrai même pas à M. Muzzano quant à "son entourage néfaste qui lui a dit de ne pas honorer cet engagement" (ah bon ?), et " ce que je crois, c'est qu'il attend que Milan monte une nouvelle production POUR lui" (tiens, à suggérer à M. Pereira ou son successeur alors), entre autres. Cela relève de ses propres délires et il est toujours amusant de voir à quel point les "coulisses" autour de la vie professionnelle de M Alagna passionnent ceux qui en ignorent tout et feraient bien de rester sur leur réserve. C'est ce que je ferai pour ma part. Je vous laisse aussi, le soleil brille dehors !

HELENE ADAM 22/08/2014 09:46

Je fais une réponse groupée à Mesdames Savinien et Bassa, leurs multiples remarques tournant toutes autour du même thème fortement obsessionnel, celui de la défense de Roberto Alagna face à une supposée concurrence de Jonas Kaufmann. Je rectifie d'abord quelques inexactitudes :
- j'ai très peu écrit sur le site de Alagna et quand je l'ai fait, c'était en positif. Mes critiques à son égard n'ont pas à figurer (à mes yeux) sur son site, où tout le monde sait qu'il est absolument impossible de faire autre chose que de l'hagiographie.
- je ne vous rencontre que lorsqu'il s'agit d'Alagna, jamais sur tous les autres sites, thèmes, rubriques musicaux dans lesquels j'interviens régulièrement, et, quand j'interviens sur Alagna, je ne parle généralement pas de Kaufmann. Vous êtes si obsédées par le ténor que vous admirez (et c'est votre droit, de l'admirer, là n'est pas la question) que vous me prêtez une obsession symétrique dont il est facile de vérifier qu'elle ne repose sur aucun fondement.
- j'interviens en effet tout autant sur les concerts, les chefs d'orchestre (je ne vous fais pas liste de ceux que j'apprécie, ce serait trop long), les ténors (Beczala, Fabiano, Barbeyrac, Calleja, Kerl et Skelton pour vous citer les derniers que j'ai "promus" pour leurs concerts, leurs qualités, leurs rôles à l'opéra, durant l'été), les autres artistes lyriques (Ludovic Tézier notamment, Netrebko, Peretyatko, Harteros, Stoyanova, etc etc...). Tout cela est très facile à vérifier sur les sites des artistes en question, sur ceux des opéras où ils se produisent (festival de Salzburg, festival d'Aix, festival de Vernier et site de médiciTV et de France Musique compris).
- il n'y a donc aucun parallèle à faire entre votre vision très réduite à mes yeux, de la musique classique et la mienne, aucun.
- J'apprécie beaucoup Jonas Kaufmann mais il ne vous a pas échappé que cette appréciation positive est très largement partagée et que je ne me sens nullement isolée, bien au contraire. Cette appréciation n'empêche absolument pas mon sens critique de fonctionner et j'ai la faiblesse de penser, que, parfois, effectivement, il accepte trop d'engagements, la pression étant trop forte et qu'il doit renoncer à telle ou telle séance, faute d'être suffisamment en forme. Mais il disait lui-même (concernant tous les artistes lyriques évidemment), que si un joueur de football doit renoncer à un match pour claquage, tout le monde trouve ça normal et le plaint, alors que pour un chanteur lyrique, il se trouve toujours des mauvaises langues pour mettre en doute les raisons de l'annulation. Il est le ténor "most-in-demand" et ce n'est sans doute pas facile de dire non. Ceci dit, au regard de ses derniers engagements sur les six derniers mois, il n'a annulé qu'une séance de la Forza del destino (ce qui a certes provoqué un drame dont la presse a largement parlé, parce qu'elle était largement présente pour cette dernière séance, voir le site de Opera online).
- Sur le Wintereise (qui dure 1h24, vous devriez le savoir, ce cycle est chanté par tellement de ténors et de barytons, c'est l'un des plus connus !!!!), je pense que vous confondez avec sa tournée suivante (chants d'un compagnon errant de Mahler, 25 mn), les avis ont été partagés sur son site, sur la construction du spectacle, qui réservait une grande part au jeu de l'orchestre qui l'accompagnait, cet orchestre étant lui-même une formation "de luxe", l'ensemble du concert était de très, très haute tenue, même si les fans (et dans la salle il y en avait beaucoup) étaient un peu déçus de ne pas l'entendre plus longtemps (il est cependant venu s'installer dans le public pendant que ses collègues jouaient).
- Roberto Alagna ne me fait pas souffrir du tout, j'ai beaucoup admiré sa carrière et j'ai, donc, écrit plusieurs posts récents, qui lui étaient très favorables (ce qui est également très facile à vérifier) : sur le site de l'opéra de Berlin, après avoir écouté des extraits des Troyens, j'ai apprécié son "Enée" et ajouté un peu plus tard, un mot de compliment adressé à lui et à Béatrice Uria Monzon pour leur double prise de rôle, l'un derrière l'autre, dans les Troyens puis dans Carmen. Sur le site du ROH, j'ai noté que Oksana Dyka étant toujours aussi catastrophique, M. Alagna était le seul à être bon dans la Tosca (Scarpia, n'en parlons pas...), il est vrai que je post en anglais, sur les sites internationaux, c'est mieux pour être lu. Plus récemment, j'ai approuvé le point de vue d'Alain Duault, soulignant que son Enée ayant été réussi, il pouvait sans doute essayer Otello. (opéra online). C'était ce que je pensais et je l'ai dit.
- Je n'ai pas aimé M. Alagna dans Otello, ni dans Faust à la Bastille il y a quelque temps, ni dans Andrea Chénier. Je l'ai dit et écrit. En argumentant sur le fond ce que vous ne faites jamais en le défendant, ce qui fait de vous deux, de bien mauvaises supporters de M. Alagna, caricaturales, à la limite de l'hystérie. Contrairement à ce que vous croyez, on n'hésite toujours à parler de M. Alagna, pour ne pas avoir vos incessantes et hargneuses réflexions, à vous deux et à deux ou trois autres internautes du même genre. Quant à nous interdire de l'écouter, elle est bien bonne. J'écoute qui je veux.
- Si vous allez sur le site Web de Forum opéra (le site web pas le FB), vous verrez que l'article favorable à l'Otello d'Orange, a été fortement critiqué par de très nombreux internautes. Aucune critique n'a parlé de Kaufmann, sauf un internaute qui a glissé quelque chose du genre "Même Kaufmann, qui a pourtant d'autres moyens vocaux, ne considère par qu'il est prêt pour chanter Otello". C'est donc très largement vous qui introduisez cette comparaison qui n'est venue à l'idée de personne. Les références pour Otello sont nombreuses par ailleurs et certaines comparaisons ont été faites, personnellement, je n'en ai pas fait pour des raisons que j'ai expliqué dans un autre post. Deux internautes ont soutenu l'Otello, avec des arguments sérieux et intéressants. Ces deux internautes apprécient également fortement Jonas Kaufmann, comme vous pouvez facilement le vérifier dans leurs autres posts.(ce sont des personnes que, pour le coup, je croise régulièrement sur beaucoup de sujets liés à l'opéra, et nos points de vue sont généralement convergents.)
- il faut sortir de votre monde où la "concurrence " supposée tient lieu d'explication. Jonas Kaufmann et Roberto Alagna se connaissent bien, s'apprécient mutuellement et ne se considèrent absolument pas comme étant en concurrence. Pourquoi le seraient-ils ? Il manque plutôt de bons ténors, Kaufmann ne pique pas les rôles d'Alagna, chacun construit sa carrière, et je vous citerai encore Jonas Kaufmann à ce sujet : lors d'un des galas de sa tournée Mahler, à Athènes, le journaliste l'informe que Werther est donné à l'opéra d'Athènes au même moment et que les chanteurs sont tout intimidés à l'idée que le grand Werther du Met (on est en mai), est dans leurs murs. Il répond : "Nous ne sommes pas des sportifs, nous ne sommes pas en concurrence, nous sommes des artistes. Avant de chanter Werther au Met, j'ai visionné quinze de mes collègues, contemporains et anciens, et j'ai appris quelque chose de chacun d'entre eux".
Pour finir, concernant la Scala : j'ai lu vos explications. Je suis désolée, mais il y a tellement d'incohérences dans les déclarations successives de M. Alagna concernant ses relations à la Scala que c'est difficile de s'y retrouver. En gros, vous dîtes que la Scala lui a forcé la main, et l'a mis dans deux spectacles (publication fin mai début juin) sans avoir son accord... peut-on, sans vous faire hurler, émettre l'hypothèse qu'il n'avait pas dit non... et qu'il a attendu jusqu'au 15 Août pour dire finalement non, en fonction d'autres propositions plus intéressantes à ses yeux? J'ai pensé aussi à son Admète.... Cette question s'éclaircira sûrement dans les jours qui viennent.

Franz Muzzano 22/08/2014 01:34

Piacere !

ADAM HELENE 15/08/2014 13:29

Je partage entièrement votre triste constat, Franz, et j'insiste sur le "triste" parce qu'effectivement, l'opposition entre les critiques étrangement élogieuses et les protestations des internautes (Forum Opéra, France Musique, Culture box) n'a jamais été aussi importante. La dernière de M. Alagna par rapport à ses engagements (????) à la Scala, est carrément sinistre. L'insolence d'un chanteur lyrique qui se permet de publier un communiqué annonçant qu'il ne pourra pas honorer ses engagements parce qu'il en a d'autres, je pense que nous n'avons jamais vu cela. Sans doute qu'une certaine presse en passant sous silence les limites de son Otello, encourage les caprices d'un divo et nous décourage dans notre amour de l'opéra. Oublions le, c'est sans doute ce qu'il y a de mieux à faire. On doit encore pouvoir échapper à son système....

Franz Muzzano 21/08/2014 21:26

Winterreise = vingt minutes de concert bien rodées ? Là, on touche le fond, je pense. Outre le fait qu'un récital d'un tel cycle est nerveusement plus épuisant qu'un opéra, n'importe quel chanteur vous le dira, vous osez me parler de mauvaise foi en évoquant un Winterreise de 20 minutes ? Je ne réponds même pas, vous vous êtes trouvée vous-même votre juste qualificatif dans votre dernière phrase !

BASSA 21/08/2014 21:06

Jonas Kaufmann honore toutes ses productions? J'ai le souvenir de Troyens au ROH où sa prise de rôle n'a jamais eu lieu; Winterreise aussi fatiguant qu'un opéra, vingt minutes de concert bien rôdées, si Roberto Alagna avait osé en faire autant, que n'auriez-vous écrit§; si pour vous respecter son public, c'est ne chanter que quand on est excellent, alors, je pese que vous applaudissez des deux mains quand Angela Gheorghiu fait des annulations à répétitions, ah mais bien sûr, ce n'est pas la même chose... et je vous signale que ce n'est pas Roberto Alagna qui décide d'avoir ou non un remplaçant à Orange; mais à quoi bon vous répondre, votre mauvaise foi est sans limite, autant prêcher dans le désert; je ne comprendrais jamais pourquoi les gens qui admirent un artiste, se croient obligés d'en descendre un autre; jamais, je n'aurais dit un mot sur les annulations de Jonas Kaufmann si vous ne passiez pas votre temps à attaquer ou à donner la parole à ceux qui attaquent Roberto Alagna, quoiqu'il fasse ou dise, après que vous appréciez ou non, la manière dont il a chanté tel ou tel rôle, c'est votre droit, comme c'est celui des autres de vous faire part de leur désaccord avec votre point de vue. Je ne vous ai pas insulté mais vous ne pouvez vous empêcher de le faire avec moi.Une imbécile qui vous tire sa révérence et vous laisse entre amis.

Franz Muzzano 21/08/2014 20:59

Ah, je me demandais le temps qu'allait mettre la garde rapprochée alagnesque à réagir ! Deux le même jour, j'en rêvais ! Mais j'ai un souci...Savinien comme Bassa, vous le faites de façon indirecte, en attaquant Hélène Adam. Vous avez eu le feu vert du clan pour tirer les premiers et vous n'avez même pas les tripes (je suis poli, même sur mon propre blog) de contester l'article en lui-même ? Vous vous occupez des commentaires, et des malheureux qui ont le mauvais goût d'être d'accord avec moi ? Mais je vous réponds ce que j'ai répondu à Bassa : vous pouvez pulvériser mes propos, si vous avez des arguments pour cela, c'est tout à fait légitime. Mais ne profitez pas de ce blog pour régler des comptes avec d'autres que moi. Quant à votre délire aveugle (" M. Alagna semble avoir un large choix dans les propositions qui lui sont faites, en termes de répertoire comme de lieux prestigieux pour se produire, c’est évidemment ce qui vous dérange"...Vous êtes sérieux ?), je vous le laisse. J'ai de vrais musiciens à écouter :)

Franz Muzzano 21/08/2014 20:36

Oh, j'aurais eu beaucoup de choses à dire sur la page fb de Roberto Alagna, mais j'y ai été bloqué dès ma première intervention, qui était pourtant "gentille" (je demandais à l'époque si Otello était bien pour lui...Pas grave, j'ai eu la réponse en ce début de mois !). Vous ne vous rendez même pas compte de la bêtise de votre réponse...Kaufmann a honoré toutes ses productions, avec de mémoire deux prises de rôles et non des moindres (Alvaro et Des Grieux), sans compter la série de Winterreise dont chaque soirée est bien plus épuisante qu'une soirée "en scène". Alors oui, il y eut des représentations annulées, parce que Kaufmann se connaît parfaitement et ne veut que l'excellence. Ce qui ne peut être le cas de notre ami Roberto, qui se sert de la musique plus qu'il ne la sert. Kaufmann a un remplaçant à Orange ? Tant mieux, il est fort probable qu'il l'ait demandé lui même, cela s'appelle du professionnalisme. Après tout, il vient "chez" Alagna, qui n'a comme on le sait nul besoin d'un remplaçant à Orange. Nous l'avons bien vu avec Calaf...

BASSA 21/08/2014 18:40

Cher Monsieur Muzzano, je constate votre partialité, mais ce n'est pas une découverte,je ne vois pas en quoi j'insulte Madame Adam, qui s'est permise à de multiples reprises d'intervenir de façon calomnieuse sur la page FB de Roberto Alagna, ce que les soi disant "groupies" de Roberto Alagna, ne se sont jamais autorisées sur la page de JK; en ce qui concerne les annulations, je vais désormais me faire un plaisir de comptabiliser celles de chacun de ces deux artistes et nous dresserons, un bilan en fin d'année; pouvez-vous me dire pourquoi, un remplaçant a déjà été prévu à Orange pour Mr Kaufmann et que ce n'est jamais le cas pour Roberto Alagna? Aurait-on déjà prévu qu'il sera malade l'été prochain? Et vous me parlez du programme démentiel de JK, est-ce bien raisonnable de la part d'un tel artiste de s'engager dans autant de productions quand on n'a pas une santé d'airain?

H. Savinien 21/08/2014 18:28

Oh mais dites donc, en voilà un commentaire bien dégoulinant de mauvaise foi. Une perle, comme seule la visite fortuite de ce blog brocardeur d’Alagna en révèle. Et qui en dit long sur la mentalité de son auteur et la frustration qu’elle éprouve à la réussite dudit ténor. Une réussite qui l’obsède au point qu’elle en parle à longueur de temps, partout, vaines protestations qu’elle propage elle-même sur les mêmes sites qu’elle cite, au point qu’elle essaye ici de s’auto-raisonner à tenter de l’oublier un peu ! Pour surfer régulièrement sur le net et m’amuser des commentaires très sachants des plus présomptueux des ignorants, cela je le savais. Mais je ne savais pas qu’Helène Adam ne savait pas lire correctement ! Je découvre que sa mauvaise foi légendaire à l'égard du ténor la pousse à venir écrire ici que le communiqué de Roberto Alagna « annonce qu’il ne pourra pas honorer ses engagements à la Scala ». Allons Madame Adam, n’avez-vous pas compris que Roberto Alagna ne s’est justement jamais engagé à chanter à La Scala, et que malgré tout, sans contrat mais si désireux de l’avoir, le théâtre l’annonce ? Et que dans le but d'en distribuer davantage, il s’apprête à mettre en vente les billets ainsi ? Seriez-vous naïve, inexpérimentée ? Je dirai plutôt guidée par votre souci de médire. Je vous plains un peu, vous et le petit microcosme de blogueurs qui vous entoure et vous ressemble. Passer tant de temps à tenter de lui nuire à la moindre occasion, c'est qu'il doit y avoir bien des vides à combler dans vos vies. La « dernière » de M. Alagna comme vous dites, l’honore. Car c’est par égard et respect vis-à-vis du public qu’il a communiqué. Tout le monde le comprend aisément, y compris la presse. Sauf les malveillants comme vous, toujours si prompte à tenter de le salir. En quoi est-il insolent de refuser une proposition au profit d’autres, déjà conclues ? Vous vous sentez légitime à donner des jugements sur cela aussi ? Mais vous détenez peut-être des renseignements très sûrs quant aux modalités de négociation entre artistes lyriques et directions de théâtre, et la façon dont ils doivent gérer leurs engagements, voire leur carrière ? Il faudra que vous nous exposiez cela à l’occasion (je plaisante, je ne consacrerai pas plus de temps à vous lire en fait … je m’étonne déjà d’en passer à vous répondre aujourd'hui). M. Alagna semble avoir un large choix dans les propositions qui lui sont faites, en termes de répertoire comme de lieux prestigieux pour se produire, c’est évidemment ce qui vous dérange. Alors épargnez-nous votre feinte tristesse, le divo continue sa route, faites donc de même à l'écart. Je ne sais pas si "vous pourrez encore échapper au système" de Roberto Alagna, mais faites un effort que diable !

Franz Muzzano 21/08/2014 18:08

Plusieurs choses, cher (ou chère ?) Bassa.
Tout d'abord, sur ce blog, on a le droit de me parler de façon méprisante ou désagréable, mais on a le devoir de se comporter avec un minimum de courtoisie vis-à-vis de mes invités. Si votre prochain commentaire est sur le même ton, il ne passera pas.
Ensuite, concernant cette "affaire" Scala, je pense que les torts sont partagés, mais que Roberto Alagna a un comportement plutôt étrange concernant la Scala. J'ai du mal à croire que Pereira "impose" quoi que ce soit à Georges Prêtre, qui devait diriger les deux concerts Werther. De toute évidence, un Werther avec une équipe entièrement française était souhaité, et Pereira n'a pas "inventé" qu'Alagna le chanterait. Il lui avait probablement donné son accord de principe, mais c'est aussi très probablement son entourage néfaste qui lui a dit de ne pas honorer cet engagement. De la part d'une personne qui se permet de demander à son fan club s'il doit accepter une invitation à Milan pour Aida, c'est à la fois navrant et comique. Ce que je crois, c'est qu'il attend que Milan monte une nouvelle production POUR lui, ce qui n'aurait pas été le cas de Tosca, elle aussi programmée. Que Pereira insiste suite à un accord verbal me paraît de bonne guerre.
Et cessez donc de le comparer à Kaufmann sans arrêt...C'est risible ! Les annulations de Kaufmann cette saison ont été très rares, eu égard à la saison démentielle qui a été la sienne. Et toujours pour de véritables soucis de santé.
Et rappelez-moi qui a annulé sa prise de rôle d'Admète dans un Alceste monté pour lui et à sa demande à Garnier (alors qu'il se préparait une saison plutôt confortable, pour préparer son Otello)? Cherchez bien...Un indice : ce n'est pas Kaufmann

BASSA 21/08/2014 17:20

Madame Adam votre antialagnisme permanent vous faire dire n'importe quoi, Mr Pereira tenait absolument à ce que Roberto Alagna revienne chanter à La Scala la saison 2014-2015, ce qu'il ne souhaitait pas et ne pouvait pas compte tenu de des engagements ailleurs, il a fait comme si ce n'était pas le cas et l'a inclus dans le programme de la Scala de manière unilatérale; c'est devant la persistance de cet état de fait que Roberto Alagna a publié un commnuniqué sur sa page afin que des spectateurs abusés ne soient pas lésés. Je ne pense pas que votre chouchou, Jonas Kaufmann se laisse imposer une programmation dont il ne veut pas, pourquoi en serait-il autrement de Roberto Alagna? Personne, à ce jour, n'est venu persifler, lorsque Jonas Kaufmann annule des représentations, ce qui me semble-t-il, est loin d'être rare, alors admirez-le tant que vous voulez, mais fichez la paix,une bonne fois pour toutes à Roberto Alagna.

Elisa Marchand 13/08/2014 21:13

Bravo pour cette analyse ô combien réaliste ! Personnellement, j'ai fait l'effort de regarder jusqu'à la fin en m'ennuyant beaucoup. Il ne vous a pas échappé, cher Franz, que depuis quelque temps, dès qu'il aborde un nouveau rôle R.A. dit "On verra bien". Très peu professionnel de sa part et que devrait en penser le public ?

bacus 12/08/2014 09:13

Le constat de monsieur Muzzano sur Otello me fait du bien moi qui ai vecu l epoque de jacques Bourgeois ,un autre temps et d autres journalistes.....nous vivons une decadence culturelle dont les choregies d Orange en sont devenues le symbole
H858

bacud 11/08/2014 14:32

Jony dans Othello c est mieux qu Alagna et pourquoi avec peu fe trucage?
essayons

Carlo Ciabrini 11/08/2014 12:03

J'ai enfin trouvé comment répondre...
bel article

mais Laconi est un garçon admirable mais il manque encore de rigueur pour ce rôle

Carlo Ciabrini 11/08/2014 12:17

Je voulais dire par la que je ne trouvais pas la façon de poster un commentaire.

Franz Muzzano 11/08/2014 12:12

Concernant Laconi, je suis assez d'accord.

Pour le reste, j'hésite entre remerciement et admiration devant votre art consommé de l'antiphrase.

Présentation

  • : Les Chroniques de Franz Muzzano
  • : Écrivain, musicien et diplômé d'Histoire de la Musique, j'ai la chance, depuis plus de 40 ans, de fréquenter les salles de concerts et les maisons d'opéras, et souvent aussi leurs coulisses. J'ai pu y rencontrer quantité d'artistes, des plus grands aux plus méconnus. Tous m'ont appris une chose : une passion n'a de valeur que si elle se partage. Partage que je vais tenter de vous transmettre à travers ces chroniques qui relateront les productions que j'ai pu voir ou entendre (l'art lyrique y tenant une grande place). Mais aussi les disques qui ont contribué à me former, tout comme les nouveautés qui me paraîtront marquantes (en bien ou en mal). J'évoquerai aussi certaines grandes figures du passé, que notre époque polluée par les "modes" a parfois totalement oubliées. Je vous proposerai aussi des réflexions sur des aspects plus généraux de la vie musicale. Tout cela dans un grand souci d'impartialité, mais en assumant une subjectivité revendiquée. Certaines chroniques pourront donc donner lieu à des échanges, des débats contradictoires, voire des affrontements qui pourront être virulents. Tant que nous resterons dans la courtoisie, les commentaires sont là pour ça. Et vous êtes les bienvenus pour y trouver matière à vous exprimer. En n'oubliant jamais que la musique n'est rien sans les artistes qui la font vivre et qui nous l'offrent. Car je fais mienne la phrase de Paul Valéry : "Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'artistes. Mais nous avons besoin de gens qui ont besoin d'artistes".
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