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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 14:30

Je m'autorise une petite pause en m'éloignant assez nettement de l'art lyrique, encore que cet article aurait pu s'intituler Die Frau ohne Schatten (La femme sans ombre). Et il est vrai que les ingrédients qui nous furent proposés dans la lucarne en ce 22 avril ne nous épargnaient rien des poncifs d'un mauvais livret : destinée brisée, trahisons, complots...Ne manquaient que quelques Crudel et autres Traditor avant la tombée du rideau. Sauf que l'on n'a pas vraiment envie de demander un bis.

 

Un jour, un destin, donc, était consacré à Anne Sinclair. M'armant de courage, je l'ai regardé en "replay" (et en tranches, deux heures et onze minutes de culte de la personnalité, il ne faut pas trop m'en demander). Et la première question qui me vint fut : "pourquoi faire aussi long sur une affaire dont on a tant parlé ?". La réponse est simple : l'important n'est pas le "jour", mais le "destin", "le roman de sa vie", comme le dit très sérieusement Laurent Delahousse. Et nous voilà partis pour une hagiographie d'une sainte femme, une présentation de la quintessence de la perfection féminine, une canonisation du vivant de l'intéressée. Un culte de "Sainte Anne Dorée", en quelque sorte. De quoi faire mouiller tous les Morandini avides de ce nouvel opium des foules qu'est la télévision, avec un record d'audience pour l'émission, soit cinq millions de téléspectateurs et une part de marché dépassant les vingt pour cent.

On cherchera en vain le commencement d'un soupçon de sens critique dans l'interminable reportage présentant cette nouvelle Mère Teresa, comme on attend encore LA question dérangeante d'un Delahousse sous le charme et qui n'a jamais autant fait "petit garçon" faussement désinvolte, chemise ouverte et bout de fesse nonchalamment posé sur un coin de table. Non, qu'on se le dise, Anne Sinclair est parfaite !

Et ce dès sa plus tendre enfance. D'ailleurs, ses parents sont eux-mêmes des modèles, de par leur comportement durant la guerre ou encore dans leur façon d'élever leur fille unique : maman très regardante sur les résultats scolaires, papa beaucoup plus complice de jeux. Une famille en or ! Dont on se garde bien de nous préciser, avant un long moment, que le grand-père est un richissime marchand d'art ayant fait sa fortune à Paris, Londres puis New York, sa fille Micheline ayant même posé pour Picasso. Non, dans la présentation de cette "success story", on ne nous parle pas d'argent, à peine nous précise-t-on que la petite Anne passa sa scolarité au cours Hattemer-Prignet, établissement select s'il en est. Ah si, on nous dit qu'il est "laïc privé", mais on oublie de rappeler qu'il est hors-contrat. C'est bien connu, la gauche bien pensante s'est toujours fait le chantre de la mixité sociale...pour les autres. Lieu idéal pour accumuler les prix d'excellence, en concurrence directe avec Jean-Jacques Chaban-Delmas, fils de son père (détail intéressant, pas seulement pour cette enfant d'anti-gaullistes convaincus : les réunions de parents avec un président de l'Assemblée Nationale devaient être croustillantes, et donner des idées...).

À 10 ans, elle veut être journaliste, et elle est très précise : à Europe Numéro Un, comme on disait à l'époque. Et lycéenne, elle se débrouille pour passer les obstacles et poser des questions par téléphone aux invités politiques de la station. Persévérante et pugnace, la gamine ! Et une fois son diplôme de Sciences Po en poche, la voilà qui va frapper à la porte du bureau de Jean Gorini, directeur de l'information de cette radio. Il n'en veut pas, mais elle lui répond, sûre d'elle, "qu'à cela ne tienne, je continuerai à intervenir sur l'antenne par téléphone". Et cette réplique suffit à retourner Gorini, qui l'embauche. Beau comme une sitcom...On connaît la suite, l'ascension fulgurante, la carte de presse décrochée, la carrière télévisuelle.

Il est intéressant de noter que rien n'est dit, ni même suggéré, sur son attitude en 1968. Elle avait alors vingt ans, était étudiante, avait été politiquement formée par des parents qui ne portaient pas "Mon Général" dans leur coeur...bref, elle avait tout pour intégrer des cercles d'intellectuels engagés. Mais le reportage n'en parle pas, sautant allègrement de 1958 à 1972. Une vraie petite Madeleine de Fleurville !

 

Lors donc, la pommade est étalée par un aréopage de journalistes ou d'amis "proches" dont la plupart ont pour caractéristique commune d'avoir très probablement leur rond de serviette au dîner du CRIF ou dans ses dépendances (Élisabeth Badinter, Robert Namias, Guy Bedos, Jean Frydman, Ivan Levaï, Rachel Kahn, Richard Arzt...). Précision qui serait sans grande importance si elle ne venait quelque peu accentuer sa fameuse sortie datant de 1979 : "Je ne crois pas que j'aurais pu épouser un non-juif" (elle était alors mariée à Ivan Levaï). Déclaration qui fit très peu de bruit à l'époque, et même ensuite (à l'exception notable d'une réaction définitive de Pierre Desproges, qui y voyait une forme de racisme : "Je comprends aisément cette attitude qu'on pourrait un peu hâtivement taxer de racisme. Moi-même, qui suis Limousin, j'ai complètement raté mon couple parce que j'ai épousé une non-Limousine. Une Vendéenne"). Il suffit d'imaginer le tollé que provoquerait cette même phrase prononcée par n'importe quel personnage public affirmant "ne pas imaginer épouser un(e) non-catholique". Mrap et Licra sortiraient leurs habituels slogans sur le retour de la bête immonde, et la carrière du coupable serait brisée en quelques heures. Déferlante de propos énamourés émanant de la "grande famille", donc (dans laquelle on s'étonne de ne pas voir intervenir Drucker : il y aurait été parfait), et tout est mis en place pour la seconde partie du propos, "l'affaire".

 

Dominique Strauss-Kahn correspondait au critère, adoubé même par Levaï dans le rôle du cocu magnifique. On éprouve une sorte de malaise en l'écoutant évoquer sa rencontre avec son "successeur". Il dit lui avoir "confiée", très exactement comme Joseph Schwartz-Sinclair lui avait "confié" sa fille des années plus tôt. Anne Sinclair est donc une personne que les hommes se "confient", se transmettent l'un à l'autre, ce qui écorche un petit peu le mythe de la femme libre que l'on veut nous montrer. Mais le roman continue, elle devient femme de ministre et abandonne son émission "7 sur 7" par déontologie, non sans glisser qu'elle a dès lors manqué aux hommes politiques, n'hésitant pas à faire parler les morts ("Philippe Séguin m'a dit : alors, vous nous abandonnez ?"). Ascension  du bonhomme, Bercy, première chute suite à l'affaire de la MNEF, retour en fanfare, primaire de 2007 : elle est là, veillant sur la communication. Et l'on découvre, après la femme professionnellement parfaite, l'épouse idéale qui n'est pas loin de nous assurer qu'elle s'est sacrifiée pour la carrière de son mari. Le FMI ? elle ne voulait pas quitter la France. Les sondages le donnant gagnant en 2012, amenant sa démission probable du poste suprême des finances mondiales ? elle ne s'imagine pas "en première dame à l'Élysée", même si elle déclare "ne pas souhaiter de second mandat pour son mari au FMI". Mais elle suit, suprême gestion du paradoxe. Et voilà le Sofitel...elle ne sera pas "première dame".

 

Et là, trop, c'est trop. Car l'angle pris par le reportage, tout en poursuivant la sanctification de la femme trahie mais digne, est d'une indulgence indécente concernant Strauss-Kahn. Les faits (vrais ou supposés) sont survolés, le récit de la soirée d'anniversaire de Bruel à laquelle elle participe dans le même temps, dans l'ignorance de ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique, détaillé avec délectation (cette femme n'a décidément que des amis). L'enquête à peine évoquée, la version de la partie adverse ignorée. En revanche, William Taylor et Benjamin Brafman, les avocats de Strauss-Kahn, ont tout loisir de s'exprimer. Rien ne nous est épargné des "conditions inhumaines" de sa détention, fers aux pieds et menottes aux poignets. Et là, enfin, la fortune personnelle d'Anne Sinclair est évoquée, parce qu'il est désormais impossible de la passer sous silence. Les conditions fixées par le juge pour la libération sont lourdes (mais à la mesure des faits reprochés, ça on oublie de le dire), et elle s'est engagée à tout payer. La défense ne discute même pas. Et c'est cette même fortune qui permettra de mettre fin à "l'affaire", suite à la transaction financière ayant clôt la procédure civile. Tout va bien, le couple peut sourire à la presse, le système judiciaire américain permet beaucoup aux puissants.

 

Mais à la vision de cette version des faits, le malaise est grand. Car il manque tout de même quelqu'un. Il s'est bien passé quelque chose dans cette chambre du Sofitel, et il est bien difficile de se contenter de la seule "faute morale" que mettra Strauss-Kahn en avant comme seule explication. Où est la victime ? À partir du moment où le reportage prend le parti de la totale innocence de l'un, il suggère implicitement la culpabilité de l'autre. Durant toute l'évocation des faits, on ne l'appelle que "la femme de chambre", elle n'a même pas de nom. Et on n'entend "Nafissatou Diallo" que lors de sa première intervention télévisée, patronyme jeté en pâture pour souligner ses "mensonges" et ses erreurs dans la chronologie des faits. Mais, surtout, pour bien souligner l'épreuve subie par Anne Sinclair quand elle voit pour la première fois le visage de "cette femme". La seule victime, c'est elle, elle qui "ne savait pas".

 

Tout est mis en scène pour nous faire croire qu'effectivement, elle ne savait rien. Oh, il y avait bien eu des rumeurs, mais sans fondement ! Piroska Nagy ? Une erreur pardonnée, "Dominique est un séducteur". Et d'ailleurs, l'économiste Hongroise avait très vite démissionné. Tristane Banon ? pas évoquée une seule fois. Le livre de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, Les Strauss-Kahn, paru en 2012 ? Personne n'a dû le lire. Elle aurait pu répondre à la phrase de Mitterrand concernant son ex-mari : "C'est un jouisseur sans destin", ou aux témoignages de ses collaborateurs sous le gouvernement Jospin : "Jamais on n'avait vu autant de silhouettes féminines se glisser, par l'ascenseur privé, jusqu'à l'appartement de service". Quant à Sexus Politicus, paru en 2006, il évoquait dans un chapitre entier les habitudes de (des ?) Strauss-Kahn aux "Chandelles", le célèbre club échangiste de la rue Thérèse (eh oui ! ça ne s'invente pas...). Ni les auteurs, Christophe Dubois et Christophe Deloire, ni Albin Michel, leur éditeur, n'avaient été attaqués en justice par le couple. Des pressions (sans succès) pour que des passages soient coupés, oui, un procès, non. Faut-il rappeler que leur mariage eut lieu en 1991 ? Et elle "ne savait pas " ? Je veux bien que l'amour rende aveugle et sourd, mais là, pour une journaliste de ce calibre, au fait de tous les arcanes de la vie politique dans ce qu'elle peut avoir de plus sordide, invoquer le déni ne tient pas.

 

Et pourtant, voilà qu'arrive (enfin) l'entretien avec Delahousse. De toute évidence préparé, avec questions connues à l'avance et validées. Passons sur le "rêve d'enfant réalisé" de devenir journaliste, qui tient un peu du conte de fées, et sur "l'erreur de jeunesse" du clip de campagne de Mitterrand pour arriver à ce que tout le monde attend. Il faut saluer la parfaite maîtrise corporelle de la dame, qui ne laisse rien transparaître et parviendrait presque à être crédible dans ses propos. Mais comment la croire sincère quand elle affirme ne pas avoir voulu accélérer le calendrier en déclarant ne pas souhaiter un second mandat au FMI ? Bien trop fine mouche pour ne pas déduire les conséquences d'une telle phrase. Mais un aveu passe entre deux réponses banales, concernant les présidentielles de 2012 : "Je craignais beaucoup cette campagne. La politique est violente, je les ai tous vus de près, je les connais tous. la politique est un monde cruel". Que craignait-elle ? Delahousse enchaîne avec une formulation hallucinante, en fonction du contexte (déjà près de deux heures d'émission, et un public qui n'attend que CE sujet) : "En tant que journaliste, et pas en tant qu'épouse, comment qualifieriez-vous l'affaire de New York ?". Ou comment détourner les réponses que l'on souhaiterait claires. Du point de vue de la communication, chapeau bas ! Parce qu'ainsi, elle répond en évoquant le côté "gigantesque", "énorme" de cette affaire, son mari en prison les fers aux pieds, l'enfermement obligé dans la luxueuse maison à cause des journalistes, le comportement de la presse. Faussement détachée (la journaliste) se fait la voix de la victime (la femme). Et non, elle n'y croit pas, et n'y a jamais cru, et sait que cela n'a pas existé. Et "Dominique a tout simplement eu un comportement sot, stupide, incohérent, infantile, pas à la hauteur...à la veille d'une élection". Oui, ce qui est grave n'est pas l'acte, mais les conséquences sur son destin. Quant à l'idée d'un complot, elle la rejette du bout des lèvres, tout en regrettant l'attitude des autorités françaises. En ne voulant rien dire sur Sarkozy, elle dit tout le fond de sa pensée, et la haine est le premier sentiment visible sur ce visage jusque là souriant. Mais elle le redit, si elle le connaissait "charmeur", pour le reste, elle "ne savait pas". Et pour couronner le tout, "elle n'est pas chargée de l'enquête" et en sait autant que Delahousse sur ce qui s'est réellement passé au Sofitel. Sans avoir un mot, bien entendu, pour Nafissatou Diallo.

 

Alors pourquoi cette émission ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi plus de deux heures qui ne nous apprennent rien d'autre que : Anne Sinclair est une immense professionnelle, la perfection faite femme, une sainte laïque ? Le plat est trop bien préparé et le décor trop beau pour ne pas cacher quelque chose.

Les critiques de plus en plus nombreuses des internautes concernant le contenu du Huffington Post ne sauraient suffire à justifier un tel coup de communication. Mais en revanche, France Télévision pense peut-être manquer d'une vraie personnalité pour animer les nombreux débats que la situation politique actuelle laisse entrevoir. Relancer Anne Sinclair en la présentant ainsi pourrait être le premier acte d'une acclimatation du téléspectateur. Et si je feignais de m'étonner de l'absence de Drucker dans le documentaire, un "Vivement Dimanche" qui lui serait consacré à la rentrée de septembre ne me surprendrait pas, toujours dans cette optique.

Mais il ne faut pas négliger un autre point. Si le Sofitel est une affaire judiciairement classée, celle du Carlton de Lille devrait être jugée en 2015, probablement durant le premier semestre. Première avocate envoyée au front pour défendre l'un des principaux inculpés ? "On ne quitte pas un homme quand il est à terre"...Elle n'aurait pas tout à fait terminé le travail, les avocats le savent. Et il est probable alors que le lien qui noue tout ce beau monde se nomme Anne Hommel, présentée comme la conseillère en communication de Dominique Strauss-Kahn ET d'Anne Sinclair. Tout est dans le "et"...

Car un non-lieu lui redonnerait une totale virginité, si j'ose dire. Et lui permettrait de retrouver des ambitions politiques que tout le monde pensait pulvérisées. Un récent sondage, où il ne figurait que de manière fictive, le plaçait largement en tête des personnalités les plus compétentes au parti socialiste (ce qui en dit long sur l'état de cette formation). Compétent, mais pas forcément souhaité par une opinion publique qui, surtout du côté des femmes, aurait de la mémoire. Mais l'on a souvent vu que rien n'était impossible, et avoir du sang contaminé sur les mains n'a jamais empêché personne de se présenter à des primaires, avant d'investir le Quai d'Orsay. Une autre forme de relance, en quelque sorte...

 

La redevance aura donc servi à financer un documentaire vide de toute information digne de ce nom, en forme de publi-reportage très savamment agencé. Plus rien ne me surprend, venant du "service public".

 

Et pendant ce temps-là, Dominique Alderweireld, dit "Dodo la Saumure", annonce qu'il ouvrira mercredi prochain, le 30 avril, une nouvelle "maison de plaisir" en Belgique. Son nom ? En flamand, le "Dodo Sex Klub". Que tout le monde appelle déjà le DSK...

 

 

 

© Franz Muzzano - Avril 2014. Toute reproduction interdite sans autorisation de l'auteur. Tous droits réservés.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Franz Muzzano - dans La griffe de Franz.
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commentaires

Hertzog 28/04/2014 11:01

Trèq belle analyse Franz, cependant je t'avoue que pour l'affaire du Sofitel, je n'aurais pas voulu être à sa place!

Franz Muzzano 28/04/2014 13:41

Certes, aucune femme n'aurait voulu cela ! Mais je ne parle que du reportage, et de sa réaction. Je pense que beaucoup d'autres "accrocs" ont eu lieu, et n'ont pas été médiatisés, en tout cas pas de cette façon. Quand tu écoutes bien ce qu'elle dit (la vidéo doit être encore visible aujourd'hui, va directement aux 20 dernières minutes), c'est plus l'exposition médiatique qui l'a brisée que le geste en lui même. Geste qui était fréquent (pas avec violence, je ne parle que de la tromperie venant d'un homme "addict"), et qu'elle ne pouvait pas ne pas connaître :)

MPR 27/04/2014 21:50

et bien merci pour le compte rendu de cette émission que je n'ai pas regardé car j'étais en province .Visiblement ça ne servait a rien puisque tout le monde connaissait tout de cette histoire lugubre...Et regarder çà ressemblerait a du voyeurisme....mais ton article comme toujours était épatant !!! mais j'aime mieux quand tu nous parle de Tristan.;

Présentation

  • : Les Chroniques de Franz Muzzano
  • : Écrivain, musicien et diplômé d'Histoire de la Musique, j'ai la chance, depuis plus de 40 ans, de fréquenter les salles de concerts et les maisons d'opéras, et souvent aussi leurs coulisses. J'ai pu y rencontrer quantité d'artistes, des plus grands aux plus méconnus. Tous m'ont appris une chose : une passion n'a de valeur que si elle se partage. Partage que je vais tenter de vous transmettre à travers ces chroniques qui relateront les productions que j'ai pu voir ou entendre (l'art lyrique y tenant une grande place). Mais aussi les disques qui ont contribué à me former, tout comme les nouveautés qui me paraîtront marquantes (en bien ou en mal). J'évoquerai aussi certaines grandes figures du passé, que notre époque polluée par les "modes" a parfois totalement oubliées. Je vous proposerai aussi des réflexions sur des aspects plus généraux de la vie musicale. Tout cela dans un grand souci d'impartialité, mais en assumant une subjectivité revendiquée. Certaines chroniques pourront donc donner lieu à des échanges, des débats contradictoires, voire des affrontements qui pourront être virulents. Tant que nous resterons dans la courtoisie, les commentaires sont là pour ça. Et vous êtes les bienvenus pour y trouver matière à vous exprimer. En n'oubliant jamais que la musique n'est rien sans les artistes qui la font vivre et qui nous l'offrent. Car je fais mienne la phrase de Paul Valéry : "Aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'artistes. Mais nous avons besoin de gens qui ont besoin d'artistes".
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